À l’issue de sa session extraordinaire tenue, ce lundi 17 mars, à la Bourse du travail, le Bureau exécutif du Syndicat national de l’Éducation et de la Culture (SNEC) envisage de déposer un préavis de grève après une conférence de presse qu’il entend organiser le 25 mars.

Sous la présidence du secrétaire général du SNEC, Moustapha GUITTEYE, s’est tenue la rencontre qui a examiné en l’occurrence la situation préoccupante de l’école malienne ; les mesures à prendre pour y remédier.
Dans ses propos introductifs, Moustapha GUITTEYE a insisté sur les préoccupations légitimes des travailleurs du secteur de l’éducation. Son intervention a mis en lumière la gravité des difficultés rencontrées dans les établissements scolaires maliens, les inquiétudes relatives à l’organisation des examens de fin d’année, ainsi que la question de l’intégration des enseignants communautaires dans le budget 2024.
Selon le communiqué de la rencontre, les difficultés évoquées incluent notamment la gestion administrative du personnel, les nominations et le manque d’anticipation dans la résolution des problèmes affectant le système éducatif. Aussi, lors de la réunion, il a été constaté que la mise en œuvre des engagements pris par les autorités de l’éducation accusait un retard significatif.
Ainsi, les membres du Bureau Exécutif ont unanimement exprimé leur mécontentement face à cette situation, insistant sur la nécessité de mesures concrètes et urgentes pour améliorer les conditions de travail des enseignants et des autres acteurs du secteur.
Après un débat approfondi, les participants ont décidé d’organiser une conférence de presse le 25 mars 2025, suivie du dépôt d’un préavis de grève. Cette action, selon le SNEC, vise à dénoncer les dysfonctionnements persistants et à exiger des solutions rapides et efficaces pour améliorer les conditions de travail des militants sur l’ensemble du territoire national.
Après la ménace des banquiers d’aller en grève, les enseignants aussi envisagent d’emboiter le pas. Toute chose qui risque de mettre fin à la trêve sociale.
PAR SIKOU BAH

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