La capitale espagnole, Madrid, a abrité du 2 au 4 juin dernier, les travaux du 5e Congrès mondial sur la Justice avec les enfants sur le thème central : «Faire progresser la justice centrée sur l’enfant : Prévenir et répondre à la violence affectant les enfants dans les systèmes de justice pour enfants ». Au plan national, l’événement a été marqué par un «Symposium national consacré à la problématique du suivi post-carcéral des enfants en conflit avec la loi au Mali » les 4 et 5 juin à l’hôtel Salam de Bamako.

Organisée par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme en partenariat avec Terre des hommes et l’UNICEF, cette rencontre a été sanctionnée par une quarantaine de recommandations allant dans le sens de l’amélioration des conditions carcérales des enfants en conflit avec la loi, ont adressé au ministre de la justice.
Les principales recommandations dudit symposium national ont été présentées aux hommes de média ce jeudi 5 juin 2025, à la faveur d’une conférence presse animée par Mme TRAORE Djénéba DIAKITE, conseillère technique au ministère de la Justice ; Alassane Abdoulaye MAIGA, représentant de l’UNICEF et Issa Karounga KEITA, de l’ONG Terre des hommes.
Pendant deux jours, les acteurs étatiques et de la société civile ainsi que les autorités indépendantes ont échangé sur la problématique.
Dans son propos, Mme TRAORE Djénéba DIAKITE, a fait savoir que les recommandations issues de ce symposium seront travaillées par la coordination de la justice juvénile qui fera un plan d’action.
De son côté, le représentant de l’UNICEF, Alassane Abdoulaye MAIGA, a salué la tenue de ce symposium avant d’exprimer l’engagement de son organisation auprès du gouvernement du Mali sur les questions de justice impliquant la loi.
Selon lui, des efforts importants sont fournis par les différents acteurs pour éviter que des enfants ne tombent dans les mailles de la justice.

«Il est de nos responsabilités à œuvrer pour que les enfants qui quittent les prisons puissent être acceptés dans leurs familles, leurs milieux communautaires et qu’ils puissent bénéficier d’une réintégration sociale », a-t-il affirmé, précisant que cela est un facteur de réduction de la récidive.
Ainsi, en vue de favoriser une réinsertion réussie des enfants en conflit avec la loi à travers un suivi post-carcéral harmonisé, le ministère de la Justice et des droits de l’homme doit se doter de documents stratégiques inclusifs, multisectoriels de portée nationale dans le domaine.
Le symposium a préconisé d’introduire un module de formation sur la justice juvénile pour les juges des enfants ; travailler en étroite collaboration entre les centres d’écoute et les ONG avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ainsi que le ministère de la Justice et des droits de l’homme et autre, afin de garantir un accompagnement holistique des enfants en conflit avec la loi pour la réussite de leur réinsertion sociale.
Il s’agit aussi de renforcer les cadres d’échanges et de concertation entre les différents acteurs intervenant dans le cadre de la réinsertion et du suivi post-carcéral des enfants en conflit avec la loi ; amplifier les actions de sensibilisations et de prise en charge dans les écoles en lien avec le ministère de l’Éducation sur la lutte contre la drogue.
Le renforcement des capacités du personnel de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée en matière de prévention et de lutte contre la consommation de stupéfiants figurent parmi les recommandations, etc.

Par Abdoulaye OUATTARA

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