La revue annuelle des activités du programme national d’éradication du ver de Guinée se tient du 15 au 16 février 2024, à l’Hôtel Salam de Bamako. La cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu, ce jeudi 15 février 2024, sous la Présidence de la Conseillère technique du ministère de la santé, Dr Youma SALL COULIBALY, représentante du ministre de la santé. Celle-ci avait à ses côtés, le représentant de l’Organisation mondiale de santé (OMS), Dr. Christian ITAMA ; la directrice associée du Centre CARTER, Karmen UNERWEGNER, chargée du programme d’éradication du Ver de Guinée ; ainsi que des participants.

Ce rendez-vous annuel vise, selon les initiateurs, à faire le bilan par rapport à l’éradication du ver de Guinée.
Pour sa part, Dr Christian ITAMA de l’OMS, dans son discours, a signalé que la dynamique des progrès réalisés contre le ver de guinée, devrait être maintenue depuis le lancement de la feuille de route régionale pour la lutte contre les maladies tropicales négligées en 2015. Il a soutenu qu’ en vue d’accentuer le rôle de chef de file que l’OMS joue dans l’élimination de ces maladies, le Programme de ‘’mentorat Mwele Malacela’’ avait été lancé pour que les jeunes femmes scientifiques puissent assurer le leadership dans La lutte contre les maladies tropicales négligées une opportunité à saisir par les pays.
« L’atteinte des objectifs d’arrêt de la transmission du Ver de Guinée en 2026 et d’éradication en 2030 restent à notre portée », a déclaré le représentant de l’OMS.
A titre de rappel, Dr. Christian ITAMA a fait savoir qu’au milieu des années 1980, le nombre de cas de dracunculose dans le monde estimait à 3,5 millions repartie dans 20 pays, dont 17 en Afrique et les 3 autres en Asie. Le nombre de cas signalés, selon le représentant de l’OMS, avait chuté de nouveau, passant en dessous du seuil de 10 000 cas pour la première fois en 2007, puis à 542 cas en 2012.
Quant à la Directrice associée du Centre CARTER, Karmen UNERWEGNER, elle s’est réjouie que des résultats encourageants aient été obtenus cette année. Par contre, selon Karmen UNERWEGNER, l’inquiétude règne toujours constatant que la transmission continuerait au Mali chez les animaux et les Hommes. La Chargée du programme d’éradication du Ver de Guinée du Centre CARTER a prevenu que la dernière étape d’une campagne d’éradication soit la plus difficile, après 33 ans de travail au Mali.
Toutefois, la Directrice associée du Centre CARTER a révélé que ces acteurs d’éradication de cette maladie devraient s’inspirer des réussites tout en tirant des leçons.

De son coté, Dr COULIBALY Youma SALL, a souligné que son département, en étroite collaboration avec les directions régionales des services de santé Humaine, et animale de régions de endémiques de Ségou et Mopti, avait procédé à la mise en place de 174 dispositifs de gestions de boyaux et à la formation de cinquante-quatre (54) prestataires de toutes les aires endémiques et à risque à la contention et à l’examen physique des chiens et des chats.
Et cela, en plus du renforcement et de l’extension de la stratégie d’attachement proactif et prolongé à travers l’attachement de 1894 chiens et chats dans sept villages endémicités élevées.

Il est ressorti, en partie, de ces efforts, selon elle, la notification d’un cas humain dans le district sanitaire de Djenné et de quarante-sept infestations animales chez les chiens et les chats auxquels s’est ajouté un âne dans le district sanitaire de Djenné.
La représentante du ministre de la santé, a indiqué que les districts sanitaires de Macina, Markala, Tominian, Djenné et de Mopti qui ont encore notifié des infestations avaient été rejoints par celui de San qui avait notifié l’une des cinq infestations de chat détectées en 2023.
En somme, Dr Youma SALL COULIBALY a montré que ces approches semblent alors assez prometteuses pour mieux comprendre la problématique de la transmission de la maladie chez les animaux et par conséquent, méritent d’être étendues à d’autres localités endémiques et même à risque élevé en 2024 avec un engagement et une participation ferme de la communauté.
L’occasion était bonne pour la conseillère technique, Dr. SALL, de remercier tous les acteurs de l’éradication et de la surveillance du Ver de Guinée qui ont su faire preuve de résilience pour relever le défi en dépit des nombreuses difficultés sur le terrain à savoir l’insécurité et inaccessibilité géographique à certaines localités par moment.
Avant de terminer, elle a réitérer l’engagement du Mali à éradiquer cette maladie invalidante avant d’ajouter que le département va s’investir dans les mesures de ses moyens pour arriver à l’arrêt effectif de la transmission de la maladie dans un futur.

Par SABA BALLO

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