À l’instar des autres pays membres du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, notre pays doit présenter en fin d’août l’avant-projet du Rapport national à mi-parcours de mise en œuvre des recommandations issues et acceptées par le Mali, lors de son Examen Périodique Universel du 2 mai 2023, à Genève, en Suisse. C’est dans cette perspective que les acteurs sont en conclave, depuis hier jeudi, à l’hôtel Maeva dans le but de valider le document de l’avant-projet du Rapport national à mi-parcours du Mali.
Initiée par la Direction nationale des Droits de l’Homme, (DNDH) et la Commission nationale des Droits de l’Homme, (CNDH), avec l’appui technique et financier du PNUD-PROSMED, cette troisième rencontre doit permettre aux participants de procéder à la validation technique de l’avant-projet du Rapport national à mi-parcours de Mise en œuvre des recommandations issues et acceptées par le Mali.
Prenant la parole, Roland SERI, représentant résident adjoint du PNUD au Mali, a souligné que l’organisation de cette troisième rencontre, traduit la volonté des autorités maliennes d’œuvrer pour la réalisation effective des engagements pris lors du 3ᵉ cycle de l’EPU en 2018.
Au passage, il a rappelé que l’EPU est un mécanisme unique, universel et participatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies permettant, dit-il, à chaque État membre de faire le point, tous les 4 à 5 ans, des progrès réalisés en matière de droits humains.
Pour lui, l’élaboration de l’avant-projet du Rapport national à mi-parcours constitue une étape clé dans le renforcement de la redevabilité et de la transparence dans la mise en œuvre des 223 recommandations acceptées par le Mali.
Avant de terminer, Roland SERI a réitéré l’engagement de son organisation, aux côtés des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies (PBF), à accompagner le gouvernement malien selon les priorités nationales identifiées.
En procédant à l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la Justice et des droits de l’homme, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, a souligné que le rapport de mise en œuvre à mi-parcours offre une occasion pour notre pays de faire l’état de ses efforts, de ses avancées et de ses réussites en matière de droits de l’homme.
De même, il permet d’identifier les obstacles rencontrés et d’explorer les appuis pour les surmonter ; contribue à la transparence et à la redevabilité des États en matière de droits de l’homme ; aide les organisations de la société civile (OSC) à préparer leurs propres rapports alternatifs et à participer activement au processus de l’EPU.
Le présent atelier qui se déroulera du 14 au 15 août 2025, a-t-il poursuivi, est destiné, à travers une approche inclusive et participative, à valider, d’un point de vue technique, l’avant-projet de rapport national de mise en œuvre à mi-parcours des recommandations issues et acceptées de l’Examen Périodique Universel (EPU).
Cependant, a-t-il fait savoir, les Droits de l’Homme, par nature, sont exposés aux épreuves de la vie quotidienne et leur respect impose la plus grande vigilance et la rigueur dans certaines situations particulièrement difficiles.
C’est ainsi que le Mali, dit-il, a mis en œuvre des mesures dynamiques, entre autres, des poursuites judiciaires face aux cas de violations graves des droits de l’Homme, la politique nationale de réparation et son plan d’actions, la réalisation d’importante infrastructure pour le respect des droits de l’Homme en milieu carcéral, mais aussi de plusieurs lettre-circulaires adressées aux Procureurs Généraux et aux Procureurs de la République tendant à renforcer la lutte contre l’impunité, sous toutes ses formes.
«Ces mesures ont contribué à mieux promouvoir les droits de l’homme et à renforcer le respect des droits de l’homme dans notre pays », a-t-il dit.
Par Abdoulaye OUATTARA