Le président de l’Union pour la république et la démocratie (URD), Gouagnon COULIBALY, investi lors du congrès extraordinaire de janvier dernier a tendu la main à ses détracteurs puisque convaincu « qu’il n’y a pas d’alternative à l’unité et à la cohésion du parti ».

Gouagnon COULIBALY autorisé par un référé du tribunal de la commune V a joué son rôle de président de l’Union pour la république et la démocratie (URD) a animé une conférence de presse le samedi 3 décembre à la Maison de la presse. Ce jour, il était accompagné de plusieurs cadres du parti qui lui sont favorables.
Cette sortie médiatique était une occasion, pour le parti, de signaler son retour après « tant de mois d’absence, car sa voix forte et pesante a sans doute manqué », a indiqué le conférencier, en rappelant que l’’URD s’est retrouvée entraînée dans un marathon judiciaire du fait de certains de ses cadres refusant la tenue statutaire du 1er congrès extraordinaire dont le seul point à l’ordre du jour était de pourvoir au poste de président du Parti, laissé vacant après le décès de Soumaila CISSÉ.
« Cet imbroglio judiciaire exposa le parti, lui fit perdre un moment, une partie de sa cohésion et de son aura, mais n’entama en rien sa force, sa combativité et sa crédibilité », a affirmé Gouagnon COULIBALY.
Ce moment d’anxiété pour de nombreux militants et sympathisants a révélé à la fois la vivacité du débat démocratique interne du parti et démontré avec force l’attachement viscéral des militants à son rayonnement, a-t-il déclaré.
La preuve, malgré cette tempête, l’unité du parti est restée intacte avec zéro départ.
« L’URD refuse d’être enfermée dans le vrai faux débat de positionnement et de candidature qui semble être le prétexte tout trouvé par certains pour déstabiliser le parti sur l’autel des intérêts qui lui sont totalement étrangers », se défend le conférencier des accusations de ses détracteurs qui lui reprochent de soutenir la candidature des cadres nouvellement adhérés au parti dont l’ancien Premier ministre Boubou CISSE.
« Je suis prêt à m’investir auprès de tous nos camarades contestataires, absents de cette salle pour les convaincre qu’il n’y a pas d’alternative à l’unité et à la cohésion du parti », a indiqué le conférencier, tout en tendant la main aux responsables du camp qui conteste sa légalité et sa légitimité.
Pour lui, ils sont et demeurent des militants et hauts responsables de l’URD.
Longtemps absente sur la scène politique, le président Gouagnon a profité de la rencontre pour réaffirmer que l’URD a décidé « en toute liberté, en toute lucidité et en toute responsabilité de prendre part et de soutenir le processus de transition en cours dans notre pays, ce, depuis le 18 août 2020 ».
De même, sur la problématique de l’avant-projet de la nouvelle constitution divisant les forces vives de la nation, l’URD invite les maliens à se l’approprier, à le soumettre à la critique la plus objective afin d’en améliorer les dispositions.
Il a rappelé la nécessite de revoir la constitution en vigueur après les multiples tentatives de sa révision par les régimes successifs de la 3e République.
« Dans cette perspective, l’URD privilégie une approche la plus inclusive possible dans le cadre d’un dialogue national, démocratique, républicain et fécond », a exhorté Gouagnon COULIBALY.
A ce jour, le feuilleton judiciaire est toujours en cours et le dossier est au niveau de la Cour suprême.

PAR SIKOU BAH

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