L’hôtel de l’amitié abrite, depuis ce lundi 21 juillet 2025, un atelier de Validation de l’étude sur le repositionnement de l’institut du Sahel (INSAH) dans le paysage institutionnel régional de la recherche agricole, couplé à la deuxième concertation entre l’INSAH et les directeurs généraux des systèmes nationaux de recherche agricole des États membres du CILSS.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KÉLÉMA ; en présence du directeur de l’INSAH, le Dr Hubert N’djafa OUAGA ; de la présidente du comité scientifique, Marie Françoise ; du directeur de l’IER, le Dr Kalifa TRAORE ; du secrétaire exécutif du CILSS, le Dr Abdoulaye Mahamadou ; et des participants venus des treize pays membres du CILSS et d’ailleurs.
Dans son intervention, le directeur de l’INSAH, le Dr Hubert N’djafa OUAGA, a affirmé qu’en mettant ensemble les intelligences, il est possible de bâtir un INSAH nouveau en phase avec l’heure du temps et en parfaite harmonie avec les attentes des États membres.
La présidente du Comité scientifique, Marie Françoise, a appelé les acteurs à montrer au monde entier leurs expériences. Elle a par ailleurs proposé l’organisation d’une conférence mondiale.
Pour sa part, le directeur de l’Institut d’économie rurale (IER), le Dr Kalifa TRAORÉ, a déclaré qu’au cours des dernières décennies, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel ont enregistré divers changements et mutations en ce qui concerne les concepts et les stratégies partenariales que l’INSAH n’a pas suivi et intégré dans son dispositif, entrainant ainsi une réduction sensible de sa visibilité et des axes de collaboration avec les Systèmes Nationaux de Recherche Agricoles (SNRA).
« Il est impérieux pour l’INSAH de renouer avec son mandat qui est de coordonner, harmoniser et promouvoir la recherche agricole régionale et cela passe par le raffermissement du partenariat scientifique avec les SNRA, mais aussi les structures régionales ayant des mandats similaires ou compatibles », a souligné le Dr Kalifa TRAORÉ.
Le secrétaire exécutif du CILSS, le Dr Abdoulaye Mahamadou, a noté que le contexte actuel marqué par la persistance de l’insécurité alimentaire et la sévérité des impacts du changement climatique conjugués à de profonds bouleversements géopolitiques donne de la pertinence à une rupture avec les approches classiques.
« L’ambition de souveraineté alimentaire portée par nos Etats nous commande de mutualiser nos moyens, nos expériences et nos expertises et accompagner les transitions écologiques, alimentaires et démographiques en cours par la mise à disposition des innovations et les technologies appropriées », a-t-il affirmé.
Pour le Dr Abdoulaye Mahamadou, la relance de l’Institut du Sahel est un objectif important dans la réforme institutionnelle et organisationnelle du CILSS voulue par la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres.
Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon KELEMA, a déclaré que les 13 États membres doivent être fiers des précieux services rendus par le CILSS, à travers ses deux institutions spécialisées (INSAH et AGRHYMET). Des structures qui permettent de prendre des décisions politiques avisées, pour prévenir les catastrophes naturelles, humaines et animales et faire face à la récurrence des événements climatiques extrêmes.

Le ministre a insisté à dire que le rôle des acteurs régionaux et internationaux de la recherche comme INSAH, I’AGRHYMET, le CORAF, WAVE, le CIRAD et autres est essentiel dans la co-construction des stratégies pertinentes et intégrées de recherche agricole pour d’une part, harmoniser les interventions sur le terrain et d’autre part, mobiliser ensemble des financements conséquents.
Daniel Siméon KÉLÉMA s’est dit convaincu qu’avec la présence des sommités de la recherche agricole dans notre région, les objectifs stratégiques de ces deux rencontres seront atteints.
Il a enfin rassuré que le Mali ne ménagera aucun effort pour assumer sa partition dans cette nouvelle dynamique engagée pour que l’INSAH tienne sa place dans le dispositif institutionnel régional de la recherche agricole.
« Concernant la réforme de l’INSAH, je voudrais vous assurer que Monsieur le Ministre Coordonnateur du CILSS et moi-même allons conjuguer les efforts pour défendre la note de synthèse auprès des décideurs lors des futures instances du CILSS. Quant aux programmes de recherche qui sortiront de vos travaux, nous nous engagerons à les soutenir par des actions de plaidoyer en direction de nos pairs pour que des lignes budgétaires claires soient allouées à cet effet », s’est engagé le ministre de l’Agriculture.

PAR MODIBO KONÉ

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