Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUÉ, a procédé hier lundi au lancement de la quatrième édition de la Semaine de la Justice au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Cette édition, qui se déroulera du 9 au 14 février, est placée sous le thème « La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes ».
Le lancement de cette édition a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités, témoignant ainsi de l’importance accordée à la justice.
Institutionnalisée depuis 2022 par le gouvernement de transition sur proposition du ministre de la Justice, la semaine de la Justice a pour objectif de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public de la justice plus efficace, afin de restaurer la confiance du public en cette institution.
En rendant le service public de la justice plus efficace et plus humain, le Mali entend bâtir une société où chaque citoyen se sent protégé par la force de la loi plutôt que par la loi du plus fort.
Dans son mot de bienvenue, le président de la Commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki DIARRAH, a déclaré que la thématique retenue pour la présente édition était pertinente, car, dit-il, il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance. Cette vision traduit l’ambition de faire de la justice un environnement sécurisé pour les investissements et un garant de la stabilité sociale.
Depuis son institutionnalisation en 2022 par le gouvernement de transition, la Semaine de la Justice s’est imposée comme un pont indispensable entre l’institution et le citoyen.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a rappelé que « la semaine de la justice est une initiative qui a démontré que la justice n’est plus, désormais, la «grande muette» », soulignant l’importance de la transparence et de l’accessibilité.
Dans son intervention, le Garde des Sceaux a fermement rappelé l’exigence d’exemplarité qui pèse sur les magistrats et auxiliaires de justice.
« Les professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi », a-t-il tranché.
Ce lancement marque une étape significative vers une justice plus accessible et plus digne de confiance pour tous les citoyens.
À travers ce cadre d’échange, la justice quitte ses palais pour aller à la rencontre des usagers à travers une communication assumée et proactive.
Durant six jours, plusieurs activités rythmeront cette semaine à travers le pays, dont des Journées portes ouvertes pour démystifier les procédures judiciaires ; des conférences-débats sur les réformes législatives en cours ; des consultations gratuites et sessions d’information pour les justiciables.
Par Abdoulaye OUATTARA