La localité de Anéfis est désormais totalement sous le contrôle des FAMa depuis hier samedi après des longs affrontements à l’issue desquels elles avaient défait la coalition des groupes armés terroristes qui ont fui la ville ainsi que leurs complices. Ce dimanche les populations qui avaient craint les affrontements ont regagné leur domicile.
Le calme et la sérénité règnent dans la ville de Anéfiss où les FAMa veillent désormais à la sécurité des personnes et de leurs biens. Aucun affrontement n’y a été signalé ce dimanche à notre connaissance. Cependant, contrairement à Anéfiss, à Kidal ville, selon des sources sur place, la panique est totale.
Les populations civiles sont abandonnées à leur triste sort par les combattants qui ont déserté la ville, craignent l’assaut des FAMa engagées à occuper les emprises de la MINUSA dont une à Kidal.
Selon des sources locales citées par un confrère, plusieurs véhicules sont revenus aujourd’hui dans la ville. Les combattants à bord, déménagent leurs familles et cela a augmenté la psychose qui règne déjà, beaucoup de familles ont déjà quitté la ville et l’exode massif se poursuit au fur à mesure que les FAMa progressent vers le sanctuaire du terrorisme.
Des appels au calme doivent être lancés au plus haut niveau pour assurer et rasséréner les populations civiles de Kidal prises de panique. Parce qu’après tout, elles étaient l’otage de terroristes et des séparatistes de la CMA, eux-mêmes bernés par la France plus préoccupés par le sort des israéliennes que celui d’une poignée d’azawadiens. Contrairement à la propagande des vaincus et de leurs soutiens, l’armée malienne progresse seul, sans aucun soutien extérieur. Dans le mouvement de troupes entamé lundi et qui a abouti à la prise de Anéfiss, ni l’armée burkinabé encore moins celle du Niger n’a participé aux opérations.
Les moyens déployés sur le terrain sont bel et bien ceux de l’armée malienne : des blindés, de l’aviation, des drones, des hélicoptères. Comment ceux-ci ont affirmé par le passé avoir les moyens d’abattre et ont d’ailleurs abattu plus d’avions que le Mali n’en possède, peuvent-ils avoir peur encore des avions et des drones et fuir les combats ?
PAR ABDOULAYE OUATTARA