Le Président de la Transition, Assimi GOÏTA, a accordé, hier lundi 2 mars 2026, une audience au pool d’avocats ayant assuré la défense de notre pays devant les juridictions communautaires, dans le cadre du contentieux l’opposant à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest amique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Cette rencontre fait suite à l’arrêt rendu le 28 janvier 2026 par la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en faveur du Mali, déclarant illégales les sanctions prises contre le pays au début de l’année 2022, dans un contexte sous-régional particulièrement tendu.

Ont pris part à cette audience, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUÉ, ainsi que trois membres du collectif d’avocats : Maître Ousmane Mama TRAORÉ, Maître Fatoumata SIDIBÉ DIARRA et Maître Amadou Tiéoulé DIARRA.

Outre ces trois avocats présents, le pool comprenait également le bâtonnier Moustaphe CISSÉ, Maître Abdrahamane Ben Mamata TOURÉ et Maître Cheick Oumar KONARÉ.

a« Le Président de la Transition a tenu à féliciter le pool d’avocats qui a défendu avec honneur et dignité les intérêts du Mali. Dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, obtenir une telle décision n’était pas acquise d’avance », a déclaré le Garde des Sceaux.

Les sanctions décrétées à l’encontre du Mali avaient été jugées illégales, illégitimes et inhumaines par les autorités nationales. L’arrêt du 28 janvier constitue ainsi une consécration judiciaire venant conforter la position défendue par l’État malien sur la scène régionale et internationale.

Au-delà de la satisfaction exprimée, le ministre a également salué le courage et l’indépendance des juges de la Cour communautaire. Il a souligné que l’application stricte du droit, dans un environnement politique marqué par de fortes tensions, représente un acte fort en faveur de l’État de droit et du respect des principes fondateurs des organisations d’intégration régionale.

À sa sortie d’audience, Maître Ousmane Mama TRAORÉ a exprimé la fierté du collectif d’avoir été reçu par le Chef de l’État.

« Nous n’avons fait que notre travail d’avocat, en nous fondant exclusivement sur l’arsenal juridique communautaire existant », a-t-il précisé.

Selon lui, la défense du Mali s’est articulée autour d’une argumentation rigoureuse, solidement adossée aux textes régissant l’UEMOA et aux principes du droit communautaire.

« Le Mali ne pouvait faire valoir ses prétentions qu’en se basant sur le droit communautaire. À la lumière de cet arsenal juridique, il apparaissait clairement que les sanctions prises étaient entachées d’irrégularités », a-t-il affirmé.

PAR MODIBO KONE

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