Face à la situation déplorable des enseignants catholiques de Mopti, au bord du licenciement, le comité régional de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a saisi le gouverneur. Ils demandent leur intégration dans la fonction publique des collectivités territoriales.

Dans une lettre adressée le 5 août 2025 au gouverneur de la région de Mopti, le comité régional du CSTM a dénoncé la situation actuelle de survie des enseignants de l’enseignement catholique du diocèse de la région depuis la signature du protocole d’accord entre le gouvernement du Mali et l’Eglise le 03 avril dernier.
En effet, ce protocole d’accord met fin à l’octroi de la subvention financière de l’Etat à hauteur de 80% du salaire des enseignants des écoles catholiques du Mali, a expliqué le secrétaire général.
Selon lui, cette rupture qui occasionnerait le licenciement de tout le personnel de l’enseignement catholique du Mali, est entrée en vigueur le 30 juin 2025.
Face à cette situation, le syndicat a demandé au gouverneur d’œuvrer pour éviter une perte d’emploi à leurs Camarades du SYNTEC.
A cet effet, il a rappelé la performance réalisée par ces enseignants donnant, un résultat remarquable au DEF SESSION 2025.
« Bamako 81, 41% ; Kayes 89, 90% ; Mopti 93, 31 %, Ségou 67, 12 % San 68, 83 %, Sikasso 80% » a cité le CSTM ; affirmant que ce résultat est la preuve que lesdits enseignants ont encore leur place dans le système éducatif malien.
À cet effet, la CSTM a rappelé que Mopti est déjà sévèrement touchée par la crise que notre pays connaît depuis 2012.
Pour la Confédération Syndicale des Travailleurs, abandonner des dizaines de centaines d’enseignants à leur déplorable sort, serait aussi d’abandonner la promesse faite aux enfants à la nation toute entière : ‘’celle d’un avenir instruit et digne, celle d’un Mali libre, Juste et prospère’’.
« Monsieur le Gouverneur, notre Centrale s’inscrit pleinement dans le cadre du pacte National et ne ménage aucun effort pour l’apaisement du climat social » peut-on lire dans ladite lettre ; qui clame « les enseignants de l’enseignement catholique veulent leur redéploiement dans la fonction publique des collectivités territoriales selon leur catégorie, grade, et échelon » ont plaidé les syndicalistes.
Pour les mêmes causes, rappelons que plusieurs mobilisations ont été faites par des enseignants catholiques de Bamako et des régions à travers des conférences de presse ; lettres de plaidoiries pour leur insertion dans la fonction publique des collectivités territoriales.
Selon les chiffres donnés par Kalifa Raymond Kamate, porte-parole des enseignants catholique, la fin de cette convention de l’État avec l’Église met en péril l’emploi de plus de 1600 professeurs de l’enseignement privé catholique.

PAR AMINA SISSOKO

 

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