Le lieutenant-colonel à la retraite, Rudolph ATALLAH, envoyé spécial de la Maison-Blanche, a réaffirmé l’engagement américain pour la stabilité et la lutte contre le terrorisme au Mali. L’émissaire de l’administration TRUMP qui était dans notre pays pour une visite de trois jours, a annoncé la volonté de son pays de renforcer les capacités locales, à apporter un soutien technique, et un accompagnement aux autorités pendant la transition militaire. D’ores et déjà des projets concrets sont attendus dès 2026 pour bâtir une sécurité durable.

Arrivé lundi dernier à Bamako, le lieutenant-colonel à la retraite de l’US Air Force, Rudolph Atallah, a multiplié les rencontres et s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, celui de la Sécurité, et a même pris le temps de rencontrer des journalistes de la presse privée et publique.
Au cours d’une rencontre avec les hommes de médias, mercredi dernier, à l’Ambassade des Etats-Unis à Bamako, l’émissaire de l’administration Trump a souligné que les États-Unis voient l’Afrique comme un partenaire et veulent travailler avec le Mali et les autres pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Selon l’officier supérieur à la retraite, la menace terroriste est grandissante en Afrique de l’Ouest, et le Mali est considéré comme le centre de cette menace qui affecte la vie des Maliens.
Pour faire face à cette situation, a-t-il préconisé, les États-Unis doivent collaborer avec le Mali et les autres pays de l’AES pour trouver une solution.
Concernant la création de l’AES, Rudolph Atallah dira que cette décision est celle des pays membres de la Confédération et cela ne dépend pas des États- Unis.
En ce qui concerne la force conjointe de l’AES, il trouve cela logique pour faire face à la menace terroriste qui se trouve dans cette zone.
Avant d’insister sur le fait que les États membres de l’AES doivent prendre soin de leurs populations et veiller à leur sécurité et stabilité.
Concernant la présence russe ou étrangère au Mali, Rudolph Atallah pense que notre pays est libre de choisir avec qui collaborer ou travailler.
« Nous sommes juste là pour proposer notre aide. Si cela convient au Mali, il est libre de collaborer avec nous en vue de trouver une solution à la situation actuelle qui impacte les Maliens et l’économie du Mali », a déclaré Rudolph Atallah, tout en espérant que le Mali et les États membres de l’AES puissent être davantage stables et prospères en ce qui concerne la sécurité.
Pour le Chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye DIOP, cette visite de terrain visant à s’imprégner des réalités maliennes traduit la volonté de la nouvelle Administration américaine de renouer le dialogue politique rénové et constructif, contribuant à relancer la coopération bilatérale dans les domaines d’intérêt commun.
Faisant le point de sa rencontre avec l’émissaire américain, M. DIOP a fait savoir que plusieurs questions ont été abordées, notamment la reprise en main de la défense et de la sécurité du Mali par les Autorités de la transition ; le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité ; la prise en compte de la dimension Confédération AES dans la lutte contre le terrorisme.
Les échanges ont aussi porté sur le soutien apporté par certains pays aux terroristes opérant dans le Sahel ; la nécessité d’engager une lutte sincère et globale contre le terrorisme ainsi que l’intérêt des Autorités américaines pour notre pays en vue de la promotion des investissements dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant.
« En conclusion, les deux Parties se sont réjouies de leur convergence de vues sur ces questions importantes et ont souligné leur intérêt à poursuivre le dialogue politique, franc et sincère visant à promouvoir un partenariat réaliste, pragmatique et mutuellement avantageux », assure le ministre DIOP.

Par Abdoulaye OUATTARA

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