La célébration des fêtes de Maouloud (Naissance et Baptême), est prévue, respectivement pour le vendredi 05 et le jeudi 11 septembre 2025, sur toutes l’étendue du territoire national. Dans la perspective de l’événement qui s’annonce grandiose, les responsables de la Fédération Ançar Dine Internationale (FADI), en collaboration avec le Groupement leaders spirituels musulman (GLSM) ont procédé, jeudi dernier au lancement officiel des activités de l’édition 2025 qui prévoit une veillée religieuse au Stade du 26 mars. C’était à la faveur d’une conférence de presse dans la résidence privée du Chérif Ousmane Madane HAÏDARA, à Sébénicoro.
Une fois n’est pas coutume, l’édition de 2025 s’annonce dans un contexte marqué par l’insécurité liée à la recrudescence des activités des groupes armés terroristes (GAT) dans notre pays. De même, elle coïncide avec le 1500ème anniversaire de la naissance du Prophète de l’islam Mohamed (PSL).
Fidèle à ses habitudes, le Bureau exécutif national du Groupement des leaders spirituels musulmans du Mali (GLSM), en collaboration avec Fédération Ançar Dine internationale (FADI) voit les choses en grand et annonce les couleurs.
C’est ainsi qu’une session a été organisée, ce jeudi 28 août 2025, dans la résidence privée du Chérif Ousmane Madane HAÏDARA, à Sébénicoro, consacrée à la validation du thème central du Maouloud. Cette rencontre a été suivie du lancement officiel des activités par le guide des Ançard, Chérif Ousmane Madane HAÏDARA, président du Haut conseil islamique du Mali.
Dans son mot de bienvenue, Alousseini DIAKITÉ a souligné que l’objectif de la célébration du Maouloud est de parler du Prophète (PSL), sa vie, de ses œuvres, de ses révélations afin de mieux le connaître et l’aimer en vue de renforcer notre foi.
Le Dr Hamza MAIGA, a rappelé que depuis quelques années, le GLSM, sous l’égide de son président, Chérif Ousmane Madane HAIDARA, choisit chaque année un thème pour le Maouloud, généralement inspiré de l’actualité du moment au plan national, voire international.
À travers le choix du thème, il s’agit de contribuer à la promotion de la cohésion et de l’unité nationale.
Au passage, il a précisé que ce thème est généralement décidé au cours d’un atelier de formation des leaders religieux visant à renforcer leurs compétences en leadership.
Pour la présente édition, la Commission nationale d’organisation a retenu comme thème : « Maouloud Nabawi, facteur de justice sociale et de tolérance nationale ».
Pour lui, le Maouloud sera une occasion pour la communauté musulmane de se pardonner, de dialoguer afin de parvenir à la paix sociale.
À en croire le Dr Hamza MAIGA, la plupart des différentes crises que nous vivons, trouvent leur origine dans la justice sociale qui est en panne.
Il s’agira de débattre de cette thématique pour promouvoir la paix, la cohésion, et la justice afin de favoriser la coexistence pacifique.
Pour le Cheikh Abou Jaffar DIABATÉ, le thème retenu cette année appelle au pardon et la réconciliation entre toutes les composantes de la nation. Il ressort de son propos que Mohamed (PSL) est une miséricorde pour le monde entier. Pour lui, il s’agit d’imiter le Prophète (PSL) dans ses actes et ses paroles.
Avant de terminer, il a invité tous les Maliens à s’impliquer dans la recherche de la paix, car sans la paix, il n’y a pas de stabilité.
Le directeur national des affaires religieuses et du culte (DNARC), Gaoussou KEITA, a au nom du ministre Mamadou KONE, salué le GLSM pour le choix de ce thème qui, dit-il, cadre bien avec la vision des plus hautes autorités du pays, dont l’ambition est de faire du Mali un havre de paix et de quiétude sociale.
Pour ce faire, il a assuré de l’engagement du gouvernement à soutenir cette initiative avant d’inviter les leaders religieux à faire des prières et des bénédictions pour le Mali lors de cette célébration.
Par ailleurs, il a annoncé que l’Organisation de la coopération islamique (OCI), basée à Djeddah (Arabie Saoudite), à envoyer une correspondance aux pays membres dont le Mali, les invitant à célébrer avec faste cette présente édition correspond qui au 1 500ème anniversaire de la Naissance du Prophète Mohamed (PSL).
Pour l’OCI, il s’agit de faire de la Naissance du Prophète Mohamed (PSL) un exemple pour le monde qui a besoin de paix.
Pour ce faire, il s’agit de faire des prêches sur la vie du Prophète Mohamed (PSL) ainsi que la réalisation des activités humanitaires tout au long de l’année.
Prenant la parole, le président du GLSM, le Chérif Ousmane Madane HAIDARA, a affirmé que c’est le monde entier qui est dans la dynamique de l’événement. A ce propos, il a fait savoir qu’à quelques encablures de l’événement, tous les hôtels sont déjà réservés par les pèlerins à Médine (Mecque).
Ce n’est pas tout, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a mobilisé plusieurs milliards de dollars pour la célébration du Maouloud.
Avec cette enveloppe, il s’agit de financer plusieurs activités au cours de l’année, notamment : des soins gratuits, des distributions de vivres aux populations vulnérables. Il est aussi prévu d’appuyer des centres d’étude pour la paix et la cohésion sociale.
Pour le guide des Ançar Dines, l’objectif recherché constitue une preuve suffisante que Maouloud mérite d’être célébrée. Car, dit-il, il s’agit de parler de la vie du Prophète (PSL), d’exprimer son amour pour lui, de rappeler ses bienfaits pour l’humanité, et surtout les messages de paix et de tolérance qu’il a délivrés dont certains exemples continuent d’inspirer les fidèles musulmans.
Selon HAIDARA, l’islam, c’est la tolérance et le respect de l’autre.
Il ressort de son propos que l’islam a toujours été caractérisé par des obédiences, mais cette différence d’approche s’est toujours exprimée dans le respect et la cordialité entre les partisans.
C’est pourquoi, face aux attaques dont fait l’objet l’islam de nos jours, il a invité la jeunesse musulmane à la tolérance et au dialogue.
« Il ne faut pas répondre aux attaques verbales contre l’islam et vos leaders religieux par des invectives, mais des arguments coraniques réfutables et dans la plus grande courtoisie », a-t-il conseillé.
Pour HAÏDARA, la violence et les invectives ne sont pas des preuves de sagesse et ne peuvent, en aucune manière, convaincre un adversaire dans les débats.
Par Abdoulaye OUATTARA