Comme à l’accoutumée, chaque 6 février, Afrique-Europe Interact (AEI), un réseau transnational, commémore les migrants africains qui sont morts aux frontières du Maroc et de l’Espagne. La douzième édition de cette journée commémorative s’est tenue, ce samedi 07 février 2026, au terrain Chaba, à Lafiabougou.

La journée a enregistré la présence de Boubacar TABOURE, chef de quartier de Lafiabougou ; du président du Conseil communal de la jeunesse ; de la Présidente des Femmes. On y notait également la présence de Mme Diory TRAORE, responsable de AEI ; de Ousmane DIARRA, président de l’Association malienne des expulsés ; ainsi que de plusieurs victimes de la migration.
Au cours de cette journée commémorative, une déclaration exprimant le ras-le-bol contre le massacre des migrants a été lue par la responsable de l’AEI, Mme Diory TRAORE.
Dans sa déclaration, Mme Diory TRAORE a tout d’abord rappelé que le 06 février 2014 était organisé à la mémoire de plus de 200 personnes ayant trouvé la mort alors qu’elles tentaient de traverser la mer à la nage. L’objectif : accéder à la plage de Tarajal dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Pendant la traversée, elle a dénoncé l’utilisation du matériel antiémeute contre des groupes de migrants. Pire, la responsable de l’AEI a déploré que les militaires marocains présents n’auraient pas porté secours aux personnes qui se noyaient.
Illustrant son propos, Mme Diory TRAORE a témoigné que devant ces militaires, une quinzaine de corps aurait été retrouvée côté espagnol avant d’ajouter que des dizaines d’autres ont disparu. Par ailleurs, les survivants ont été refoulés.
Depuis, selon la responsable de l’AEI, le 06 février est devenu pour l’AEI, le symbole de la brutalité de la politique frontalière meurtrière. De plus, Mme Diory TRAORE a expliqué que cette date devient un moment international où des manifestations, des solidarités et des plaidoyers ont été initiés en Europe et en Afrique, puis se sont propagés en Asie, en Amérique du Nord et du Sud.
Également, Mme Diory TRAORE a regretté que le nombre de morts et de disparus n’ait cessé d’augmenter dans la Méditerranée, dans le désert du Sahara, sur la route des Canaries, dans les frontières internes de l’Union européenne, aux frontières orientales, le long de la route des Balkans.
Cette journée a été marquée par des témoignages faits par des victimes de la migration.
PAR SABA BALLO

omme à l’accoutumée, chaque 6 février, Afrique-Europe Interact (AEI), un réseau transnational, commémore les migrants africains qui sont morts aux frontières du Maroc et de l’Espagne. La douzième édition de cette journée commémorative s’est tenue, ce samedi 07 février 2026, au terrain Chaba, à Lafiabougou.

La journée a enregistré la présence de Boubacar TABOURE, chef de quartier de Lafiabougou ; du président du Conseil communal de la jeunesse ; de la Présidente des Femmes. On y notait également la présence de Mme Diory TRAORE, responsable de AEI ; de Ousmane DIARRA, président de l’Association malienne des expulsés ; ainsi que de plusieurs victimes de la migration.
Au cours de cette journée commémorative, une déclaration exprimant le ras-le-bol contre le massacre des migrants a été lue par la responsable de l’AEI, Mme Diory TRAORE.
Dans sa déclaration, Mme Diory TRAORE a tout d’abord rappelé que le 06 février 2014 était organisé à la mémoire de plus de 200 personnes ayant trouvé la mort alors qu’elles tentaient de traverser la mer à la nage. L’objectif : accéder à la plage de Tarajal dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Pendant la traversée, elle a dénoncé l’utilisation du matériel antiémeute contre des groupes de migrants. Pire, la responsable de l’AEI a déploré que les militaires marocains présents n’auraient pas porté secours aux personnes qui se noyaient.
Illustrant son propos, Mme Diory TRAORE a témoigné que devant ces militaires, une quinzaine de corps aurait été retrouvée côté espagnol avant d’ajouter que des dizaines d’autres ont disparu. Par ailleurs, les survivants ont été refoulés.
Depuis, selon la responsable de l’AEI, le 06 février est devenu pour l’AEI, le symbole de la brutalité de la politique frontalière meurtrière. De plus, Mme Diory TRAORE a expliqué que cette date devient un moment international où des manifestations, des solidarités et des plaidoyers ont été initiés en Europe et en Afrique, puis se sont propagés en Asie, en Amérique du Nord et du Sud.
Également, Mme Diory TRAORE a regretté que le nombre de morts et de disparus n’ait cessé d’augmenter dans la Méditerranée, dans le désert du Sahara, sur la route des Canaries, dans les frontières internes de l’Union européenne, aux frontières orientales, le long de la route des Balkans.
Cette journée a été marquée par des témoignages faits par des victimes de la migration.

PAR SABA BALLO

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