Le Bureau de la Communication de la MINUSMA a organisé, du 24 au 28 avril 2023, une visite de terrain à Gao avec une équipe de la presse nationale. L’objectif de cette descente de terrain était de permettre aux hommes de média de constater de visu les actions de la force de la MINUSMA et de l’ensemble de ses démembrements dans la région en vue de ramener la sécurité, la paix, la stabilité et le développement. Sur place, les hommes de médias ont pris part à des patrouilles avec la force et ont eu des entretiens avec les principaux responsables de la MINUSMA.

Cette mission conduite par Diakaridia DEMBÉLÉ, chargé des relations avec les médias, était composée des représentants de deux quotidiens de la place. À son arrivée, la mission a été accueillie par le Commandant Mamadou GUEYE, chargé des relations publiques de la force de la MINUSMA à Gao. Sous la conduite de cet officier sénégalais, la mission a été successivement reçue par le Commandant de la force de la Minusma à Gao, le Général de Brigade Pathak HARENDRA ; son adjoint, le Colonel Mohamad TORKY, ainsi que la Cheffe de Bureau de la MINUSMA à Gao, Jawad Ahmed Youssouf, etc.
Après le débriefing sécuritaire, place aux activités. Parmi les temps forts de cette visite qui a duré cinq jours, il y a les patrouilles avec la force.
Ainsi, le lundi 24 avril, à partir de 16 heures au Super camp de la MINUSMA l’équipe de journaliste prend place à bord d’un blindé de la force de la MINUSMA. Direction le camp des réfugiés situé à quelques 7 Km à l’est de la ville de Gao, allant vers Ansongo.
Le capitaine Abu Bakar SIDDIQUE du Bangladesh, qui conduit cette mission, explique que l’objectif est de vérifier la situation sécuritaire dans les environs du camp des réfugiés, mais aussi dans la ville de Gao.
En effet, à travers ces patrouilles, il s’agit pour la MINUSMA de dissuader ceux qui ont de mauvaises intentions.
Parti du Super camp, la patrouille a fait le tour de la partie Est et Sud de la ville, allant de Bawa à Anoura, en passant par Bagoundié, Arhabou, Wabaria.
Dans le véhicule, l’interprète de la force, Albarchar TOURÉ, nous explique que c’est le plus grand camp des réfugiés de la région avec les populations venues de Ménaka, Talataye, Tessit, etc. La mission retourne dans le camp aux environs de 20 heures.
Selon le Commandant GUEYE, les éléments de la force ne sont pas autorisés à pénétrer dans le camp des réfugiés pour des raisons de sécurité psychologiques des victimes des groupes armés terroristes.
Le lendemain, aux environs de 7 heures, une nouvelle mission prend une autre direction. Nous nous embarquons à bord d’un autre blindé pour suivre les soldats du contingent bangladeshis chargé des missions de patrouilles à Gao. Cette fois-ci, c’est le capitaine Yassine YEASSIR qui est aux commandes. La patrouille va de Bawa et fait un tour dans la ville de Gao.
Devant le marché, l’équipe de journalistes veut échanger avec les populations rencontrées. Mais en cet endroit précis de la ville, les forces de la MINUSMA ne sont pas à l’aise en raison du fait que les populations sont souvent infiltrées par les terroristes.
Malgré la réticence, la curiosité des journalistes pousse le capitaine à accorder 5 minutes d’échanges.
Devant son commerce, une jeune fille apprécie cette présence des forces de la MINUSMA.
«Tous les jours, la MINUSMA fait des patrouilles ici. Mais la situation sécuritaire reste volatile. Nous pensons que la MINUSMA et les FAMa doivent œuvrer davantage pour sécuriser la ville, car il y a trop de braquages, surtout pendant la nuit», a déclaré R.M. Selon elle, il y a trop d’armes qui circulent dans la ville. A peine ces quelques mots, le capitaine fait signe d’embarquer, direction le Super camp, situé à la sortie Est de la ville, en direction d’Ansongo.
De retour au camp, on nous explique que le relais sera assuré par les patrouilles de la police des Nations unies (UNPOL) de manière à donner un sentiment de sécurité permanente aux populations pendant toute la journée, voire la nuit également.
Contrairement à la capitale où le Mouvement Yèrèwolo Débout sur les remparts exige le départ de la MINUSMA ; dans la cité des Askia, le ton est très différent.
Dans cette ville du nord, la MINUSMA est à l’origine de plusieurs actions qui ont changé la vie des populations. Parmi lesquelles, on peut citer la construction de la route de l’aéroport et de la piste d’atterrissage, les caniveaux, les éclairages publics, les réhabilitations des bâtiments publics, etc. sans oublier le fait que beaucoup de jeunes de la ville ont eu un emploi décent grâce à la MINUSMA.
À cela, s’ajoute le financement des projets à impacts rapides et de cohésion sociale.
C’est pourquoi, à l’heure du débat sur le renouvellement du mandat de la mission onusienne, on peut dire que Bamako et Gao ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Par Abdoulaye OUATTARA

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