Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a présidé ce lundi 13 mars 2023, l’ouverture des travaux de l’atelier national d’appropriation des Réformes Innovantes en matière de Promotion des Droits de l’Homme, de Lutte contre la Corruption et de Cybercriminalité, au CICB. C’était en présence de son homologue Ibrahim Ikassa MAIGA, ministre de la Refondation de l’Etat chargé des relations avec les institutions ; du secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et président de la Commission d’organisation, Dr Boubacar Sidiki DIARRA, non moins président de la Commission d’organisation.
Cet atelier dont l’objectif est de permettre aux acteurs concernés de s’approprier et de disposer d’orientations nécessaires à la réussite desdites réformes durera trois jours. Cette rencontre sera également mise à profit par les acteurs de se doter d’une feuille de route d’opérationnalisation desdites réformes.
A l’entame de son propos, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et président de la Commission d’organisation, Dr Boubacar Sidiki DIARRA, a indiqué que l’objectif de cette rencontre était de permettre aux acteurs concernés de s’approprier et de disposer d’orientations nécessaires à la réussite des reformes.
Il est revenu sur certaines réformes majeures au niveau de la Justice. Il s’agit, selon lui, du Pôle national économique et financier, de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, de la Direction nationale des droits de l’homme.
Le président de la Commission d’organisation a indiqué qu’il était prévu, au cours de cet atelier, des exposés de partage d’expériences et d’expertises des anciens Procureurs du pôle économique et financier, des magistrats instructeurs, des Procureurs de la République, des experts en matière des droits de l’homme.
« Il est prévu également des travaux d’échanges entre praticiens sur l’opérationnalisation du pôle national économique et financier, du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et de la Direction nationale des droits de l’homme », précise-t-il, avant d’indiquer que l’atelier regroupe les Premiers Présidents, les Procureurs généraux, les Présidents des chambres d’accusation, les Procureurs des pôles économiques et financiers, les Présidents et les Procureurs des Tribunaux de Grande Instance, les Officiers de police judiciaire, les experts nationaux et la Société civile.
Pour sa part, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde de Sceaux, Mamoudou KASSOGUE, a précisé que pour l’atteinte de l’objectif de la rencontre, un accent particulier a été mis sur la capitalisation des expériences acquises dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, mais aussi sur le partage de bonnes pratiques et d’approches, avec diverses communications qui seront faites par les praticiens avérés dans les domaines concernés.
« A travers l’organisation de cet atelier, notre Département entend souligner toute l’importance et le rôle stratégique de ces nouvelles structures à un moment où notre pays est engagé dans une dynamique nouvelle visant à refonder l’État et à créer les conditions d’un changement qualitatif de comportements pour l’émergence d’un nouveau type de citoyen prêt à assumer ses devoirs et ses responsabilités dans l’œuvre de construction nationale », a laissé entendre le ministre Mamoudou KASSOGUE.
Le Garde des Sceaux s’est félicité de la création du Pôle national économique et financier, doté d’une compétence nationale, qui remplace les Pôles Économiques et Financiers institués dans les trois ressorts des Cours d’Appel de Bamako, Kayes et Mopti.
« Cela m’amène à évoquer l’apparition d’une nouvelle structure dans l’environnement du nouveau Pôle dont le rôle est incontestablement et indubitablement complémentaire, un chaînon manquant dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, il s’agit en l’occurrence de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs confisqués ou saisis », a salué le ministre Kassogué.
Outre le Pôle national économique et financier, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme s’est réjoui de la création du Pôle Judiciaire spécialisé de lutte contre la cybercriminalité qui, selon lui, « se justifie par des raisons de défense et de sécurité, de protection des entreprises et du tissu économique, de sauvegarde et de protection de nos valeurs culturelles, sociales et sociétales séculaires ».
Ce n’est tout, la création de la Direction Nationale des Droits de l’Homme est une réforme majeure. Pour le ministre Kassogué, la CNDH a besoin d’avoir un répondant au niveau du Département afin d’assurer, de manière efficace, la prise en charge des questions des droits de l’Homme au plan technique et administratif.
« Il est utile de préciser que l’opérationnalisation de cette nouvelle structure va intervenir dans un contexte particulier où notre pays est victime d’une certaine campagne de dénigrement entretenue par certaines organisations de défense des droits de l’Homme qui n’hésitent pas à utiliser nos propres concitoyens, à des fins inavouées, pour salir la réputation de notre pays », a déploré le Garde des Sceaux qui ajoute que la création de cette structure est un témoignage du respect des Droits de l’Homme par le Mali.
Par Abdoulaye OUATTARA