Le parquet du Pôle national lutte contre la cybercriminalité a requis, ce lundi 9 mars 2026, une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme à l’encontre de Youssouf SISSOKO, directeur de publication du journal hebdomadaire privé L’Alternance, ainsi qu’une suspension de dix ans de la publication de son journal. Le verdict est attendu le 23 mars prochain, selon plusieurs sources.

Youssouf Sissoko a été arrêté le 5 février 2026 à son domicile par les autorités nationales. Présenté au procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, il a été placé en détention provisoire à la prison centrale de Bamako en attendant son procès.
Au cours de son audience, le parquet a requis, ce lundi 9 mars 2026, une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme contre Youssouf SISSOKO, journaliste et directeur de publication du journal hebdomadaire privé L’Alternance, ainsi qu’une suspension de dix ans de la publication de son journal.
Cette affaire fait suite à la publication d’un article critique à l’égard du général Abdourahamane TIANI, président du Niger. Ainsi, les autorités judiciaires ont poursuivi Youssouf SISSOKO pour plusieurs chefs d’accusation, à savoir : diffusion de fausses informations, atteinte au crédit de l’État et offense à un chef d’État étranger.
L’arrestation du journaliste a suscité de vives réactions au niveau national qu’international. Pour preuve, des organisations telles que l’Association des éditeurs de la presse privée du Mali (ASSEP), Reporters sans frontières (RSF) et d’autres ONG ont demandé sa libération immédiate, dénonçant ce qu’elles considèrent comme une criminalisation du journalisme critique.
Dans cette affaire, plusieurs associations de journalistes estiment que cette affaire illustre la pression croissante sur la liberté de la presse au Mali.
En tout cas, le verdict est prévu le 23 mars 2026, selon les sources judiciaires.

PAR SABA BALLO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *