Le Président de la commission de rédaction duProjet de Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, l’ancien Premier Ministre, Ousmane Issoufi MAIGA, a animé une conférence de presse consacrée à la l’ossature de la Charte nationale pour la paix eta la réconciliation, à Maison de la Presse. L’objectif était d’engager une énième discussion avec les soldats de l’information, afin qu’ils éclairent davantage la population sur ledit projet.
Pour l’occasion, le Président de la Commission de rédaction du projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dira que cette présentation vise à faire le point des travaux devant le gouvernement. Elle intervient, a ajouté Ousmane Issoufi Maïga, à une étape charnière de la mission de la Commission.
«Nous sommes de nouveau devant vous pour vous entretenir de l’évolution de notre mission qui s’achève le 30 juin prochain, conformément au décret 2025-0230-PT-RM du 4 avril 2025, par lequel le Président de la Transition avait voulu nous renouveler sa confiance et nous permettre d’approfondir le travail conformément à ses orientations», a-t-il souligné.
Il a ajouté que la Charte constitue un guide pour le renforcement de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
Au cours des échanges, plusieurs thématiques ont été abordées dont la question de la dissolution des partis politiques.
Ainsi, la série de question réponse a porté sur certains sujets dont : la participation des exilés maliens ; des déplacés internes maliens ; les difficultés dans la mise en œuvre du projet de la charte ; les mécaniques pour la réussite du processus ainsi que la dissolution des partis politiques…
S’agissant de la question de la dissolution des partis politiques, le président de la commission, a clarifié que cette affaire ne relève pas de leur mission, contrairement à ce qui a été annoncé par plusieurs médias.
« Il y a un Etat et aussi un gouvernement qui gouverne, ce n’est pas nous qui gouvernons, et cette mission ne nous a pas été accordée » a souligné l’ex premier ministre.
Indique –t-il que la commission avait fait appel à tout le monde et que tout partis politique qui avaient bien voulu, avait répondu à l’appel avant la dissolution.
À cet effet, remémore-t-il que ladite commission a pour mission de rassembler tous les maliens autour de la paix.
« Comparativement à l’accord du processus d’Alger, qui a vécu 7 sans que la paix ne revienne ; le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation a été fait exclusivement par des maliens sans l’accord et le financement de qui que ce soit ; tout en rassemblant les expert d’horizon différents » a-t-il dit.
Donc, cette dissolution des partis politiques ne peut pas relever de la commission.
« Nous l’avons appris comme les autres et nous pensons que ce sont des maliens, et je pense que nous devons ensemble se parler pour aider l’Etat et eux même ; afin que notre pays sorte de ces différentes crises » a conseillé le président de la commission.
Par ailleurs, abordant la participation des maliens exilés, les experts membres de la commission on fait savoir que le document prend en compte leur participation, malgré qu’ils soient partis d’eux même.
En ce qui concerne la participation des déplacés internes, d’autres experts ont fait savoir que la commission avait mis en place une rubrique spéciale sur les déplacés internes.
Ils ont aussi signalé que la seule difficulté que la commission a rencontré au cours de l’élaboration du projet de la Charte pour la paix et la réconciliation, c’est la combinaison des attentes des uns et des autres dans les différentes consultations.
PAR AMINA SISSOKO