Le Gouvernement malien et les partenaires sociaux ont validé, à l’issue d’un atelier tenu du 23 au 24 janvier, le deuxième rapport annuel d’évaluation du Pacte de stabilité sociale et de croissance. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoum COULIBALY.
Signé le 25 août 2023 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le Pacte de stabilité sociale et de croissance et son Plan d’actions 2023-2027 visent à instaurer et consolider un climat social apaisé, favorable à l’émergence économique du Mali.
À travers ce cadre de concertation, les parties signataires ambitionnent une transformation structurelle de la justice sociale et la promotion du travail décent pour les masses laborieuses.
Deux ans après sa signature, le deuxième rapport de ce Pacte était soumis aux acteurs. Une étape jugée essentielle dans la mise en œuvre du Pacte.
Présidant la rencontre, le ministre Fassoum COULIBALY a indiqué que la session a pour finalité « d’évaluer le niveau de réalisation des activités programmées pour la deuxième année du Pacte, d’analyser les écarts et les difficultés rencontrés, et de dégager des perspectives pour assurer la continuité et l’efficacité de sa mise en œuvre ».
Pour lui, les résultats présentés dans ce rapport témoignent d’un travail rigoureux, mené avec la contribution active des administrations, des collectivités territoriales, du secteur privé et des syndicats.
Au nom des centrales syndicales, Issa BENGALY, a estimé que le Pacte de stabilité sociale et de croissance signé entre l’État malien et les organisations syndicales « a été un tournant marquant utile dans la clarification des relations professionnelles ».
De son côté, la représentante du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mme Berthé Minian BENGALY, a mis en exergue les progrès enregistrés depuis l’entrée en vigueur du Pacte.
« Au cours de la période allant du mois d’août 2024 à décembre 2025, le Pacte a enregistré des résultats intéressants, même s’il reste beaucoup à faire, notamment dans le domaine des réformes économiques », a-t-elle souligné.
La vice-présidente du CNPM a salué la tenue de cette rencontre tripartite, qu’elle a qualifiée de cadre privilégié d’évaluation et de dialogue, tout en félicitant le Comité technique tripartite pour la qualité du rapport produit.
Puis, a-t-elle réaffirmé l’engagement du patronat malien en faveur d’un dialogue social constructif, indispensable à la prévention des crises et à la stabilité économique.
Par ailleurs, Mme Berthé Minian BENGALY a insisté également sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’État et le secteur privé, d’améliorer l’environnement des affaires et d’accélérer l’adoption du décret sur le service minimum en cas de grève dans le secteur privé.
Cependant, en dépit des efforts consentis, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) estime « l’arbre ne doit pas cacher la forêt », ajoutant : « nous avons relevé des points à améliorer ».
Parmi les préoccupations soulevées, le respect effectif de la liberté syndicale, l’opérationnalisation du Conseil national du dialogue social, la tenue des élections professionnelles, ainsi que la vulgarisation du Pacte et la formation syndicale.
À ce propos, elle a rappelé qu’« un syndicaliste mal formé est un danger public ».
Aussi, elle manifeste sa reconnaissance à l’Union syndicale des travailleurs du Mali (USTM), présentée comme « une centrale syndicale de droit ».

PAR SIKOU BAH

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