C’est parti du 10 au 10 mars pour la 1ere édition des prix Ibibi, dont l’ambition est de promouvoir et d’encourager les talents de photographes africains. Pour l’édition, 11 photographes sont en lice, dont les œuvres aont été dévoilées ce mardi.

La cérémonie inaugurale des activités de la rencontre photographique tenue au Centre Blonba a rassemblé plusieurs acteurs du monde de la culture et de la photographie, en particulier.

Initié par l’Association Yamarou Photo, les prix « IBIBI » sont un espace de création, d’échanges et de reconnaissance des jeunes talents émergents de la photographie malienne et africaine.

« C’est un projet futuriste qui est en construction au Mali. Nous voulons à travers ce projet encourager l’émergence des jeunes talents africains dans le domaine de la photographie », a déclaré le directeur exécutif et artistique de Yamarou Photo, dont le combat pour la promotion de la photographie est sans conteste.   

Outre d’autres initiatives précédentes, M. CAMARA entend faire de ce projet le tremplin de la photographie en vue d’occuper le vide des rencontres photographiques de Bamako se tenant tous les deux ans.

La finalité, maintenir notre capitale, comme celle de la photographie africaine, le cliché qui lui a collé durant des décennies. Sans ambages, cette image doit demeurer, a exhorté Chab DIALLO, l’un des doyens de la photographie.   

« Certaines personnes disent que Bamako a été la capitale de la photographie. Non, Bamako est toujours la capitale de la photographie. J’en ai la preuve, je l’ai toujours pensé, je l’ai toujours voulu », a affirmé Chab DIALLO, soutenant que les Prix Ibibi renforcent le rêve que « Bamako reste la capitale de la photographie. »

Pour cette édition, 1er du genre, 11 nominés issus du Mali, du Sénégal, du Benin, du Cameroun, de la Guinée Conakry, du Togo sont en lice. Leur œuvre dévoilée ce jour aborde les défis du changement climatique, la culture, la nécessité de protéger notre environnement…

« Vous êtes les guerriers de la photographie. Les premiers dont l’histoire retiendra les noms pour toujours à partir d’aujourd’hui », a indiqué M. DIALLO qui espère que l’édition est le point de départ de quelque chose de plus grand.

« Les grandes affaires ne deviennent grandes que parce qu’il y a des petits détails qui sont réglés. Seydou et son équipe ont réglé les petits détails cette fois-ci et j’espère qu’ils le régleront pour les prochaines fois », a-t-il conseillé.

Les œuvres exposées à l’espace Blonba seront départagées par un jury composé de plusieurs acteurs maliens et étrangers.

Outre les distinctions, les lauréats bénéficieront d’une période de coaching de près d’une année et des opportunités leur seront offertes afin qu’ils exposent dans les rencontres de photographie au Mali ou d’autres pays africains et ailleurs.

Pendant un mois, il est prévu une série d’activités comprenant conférences, formations thématiques et expositions destinées à démocratiser la photographie et à sensibiliser les populations aux enjeux sociaux, culturels et citoyens.

PAR SIKOU BAH

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