Dans la cadre de la restitution du document qui sera transmis au Premier ministre, mardi prochain, la commission de rédaction du projet de la charte pour la paix et la réconciliation, entame une série de rencontres avec les forces de la nation les 20, 21 et 22 juillet au Centre international de conférence de Bamako.

La cérémonie officielle de remise du Rapport final de la Charte au Premier ministre est prévue ce mardi 22 juillet 2025 au CICB en marge de la fin des rencontres de restitution de ladite Charte aux forces vives.
En attendant, la commission de rédaction du projet de la charte pour la paix et la réconciliation, dirigée par l’ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi MAIGA, a prévu de rencontrer les forces vives de la nation. Ces rencontres vont débuter ce dimanche 20 juillet.
Le projet de charte pour la paix et la réconciliation est composé de 105 articles. La question de la gestion endogène des conflits occupe une place importante.
Le texte se veut un document de référence pour toute initiative ou action qui concourt à la paix et au vivre-ensemble. Elle met un accent particulier sur la culture comme moyen de gestion de conflits au Mali. L’article 9 est le plus long de ce texte. Il est basé sur les valeurs partagées et la culture endogène des différentes communautés.
Ce projet de charte, de l’avis des experts, s’appuie aussi sur les mécanismes endogènes de gestion des conflits, à savoir : les activités culturelles et sportives entre autres. « Ces cadres constituent des forums d’échanges, de partage et de communion avec la participation des communicateurs et légitimités traditionnelles », indiquent les experts de la commission.
Ils précisent que deux articles de la charte portent sur les principes de l’éducation civique et morale rattachée à notre culture. Toutes choses qui, selon eux, devraient pousser les Maliens à adopter des attitudes positives pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale.
Dans ce projet de charte pour la paix et la réconciliation, la diplomatie coutumière, basée sur nos croyances, nos religions et nos traditions, est prise en compte.
À noter que ce document de référence est rédigé par près d’une cinquantaine d’experts. Cette charte est destinée à consolider la paix et à renforcer la cohésion nationale après plus d’une décennie de violences.
Après l’élaboration de ce document, la Commission procède à sa restitution aux forces vives de la nation et au gouvernement avant qu’il ne soit remis officiel au président Assimi.

Par A.O

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