Le Niger sollicite l’accompagnement du Mali pour la mise en valeur du complexe charbonnier de Salkadamna situé à Tahoua au Niger. Ce projet structurant et intégrateur a une capacité de production électrique de 5 200 mégawatts. La ministre nigérienne de l’Énergie, Pr. Haoua AMADOU, et son homologue du Mali Boubacar DIANÉ ont tenu, ce vendredi 08 août 2025 à Bamako, une réunion dans ce sens avant d’être reçus à Koulouba par le Président de la Transition, Assimi GOÏTA.
Ce choix stratégique du Niger vise à valoriser davantage le charbon afin de répondre efficacement à la demande énergétique qui prévaut dans les pays de la Confédération des États du Sahel (AES) et dans toute la région sahélienne.
La souveraineté énergétique passe par des actions concrètes à travers des projets structurants répondant aux besoins croissants en électricité de notre région. Le Mali et le Niger entendent y parvenir.
La présentation du complexe charbonnier de Salkadamna de Tahoua au Niger par la ministre nigérienne de l’Énergie à son homologue du Mali démontre l’ambition grandissante des États du Sahel de fédérer leurs efforts.
Ce projet énergétique à charbon est aussi la volonté commune des autorités de la Confédération des États du Sahel (AES) de fournir aux populations une énergie en quantité et à moindre coût.
Selon le directeur général de l’Énergie du Niger, Damnaza Abou ZEÏD, ça fait maintenant presque 19 ans que ce projet existe, mais malheureusement, regrette-t-il, tous ceux qui se sont succédé au pouvoir n’ont pas pu le réaliser, parce que le financement posait problème.
« La révolution industrielle est une bonne chose, mais c’est avec la base du charbon que nos pays souhaitent développer, malgré qu’elles (grandes puissances) nous ont demandé d’arrêter cette production au motif de ne pas polluer l’atmosphère », analyse le DG de l’Énergie du Niger.
Et pourtant, Damnaza Abou ZEÏD ne condamne pas les énergies renouvelables, mais il croit seulement qu’une énergie renouvelable ne peut pas soutenir un développement industriel.
Cette centrale énergétique à charbon de Salkadamna a une vocation confédérale et panafricaine, précise la ministre nigérienne de l’Énergie
C’est pourquoi, la Pr. Haoua AMADOU exhorte les autorités du Mali et du Burkina Faso à s’associer à ce projet gigantesque.
« C’est un projet d’une capacité de production électrique de 5 200 mégawatts. C’est pour cela que nous sommes-là aujourd’hui pour présenter ce projet avec tout son contour à nos frères maliens pour qu’ils puissent nous rejoindre », sollicite la Cheffe du département de l’Énergie de la République du Niger, avant de préciser également qu’elle souhaite porter ce projet à une dimension régionale.
Par Abdoulaye OUATTARA