Le renouvèlement tant attendu du bureau de la Section nationale des Travailleurs des Impôts du Mali (SYNTIM), initialement prévu ce jeudi 7 septembre, a été reporté à une date ultérieure. En cause : l’interpellation par la sécurité d’État des responsables des deux camps adverses très opposés sur la procédure.
Très tôt le matin, des agents des forces de l’ordre ont investi la direction générale des impôts où devait se tenir l’Assemblée générale de renouvèlement de la section syndicale des impôts. Un dispositif illustratif de la tension qui couvait, ce jour, la tension entre les agents des impôts partagés entre les deux candidats.
L’ouverture des travaux qui était annoncée pour 8h 30 mn n’a pas pu s’effectuer à cause des conciliabules conduits par la délégation de la Syntade venue pour superviser la rencontre. Dans la salle, la tension se lisait sur le visage des délégués. Et ceux qui soutiennent Ali Ousmane DAOU dénonçaient la présence des délégués illégitimes.
Alors que l’attente se poursuivait dans la salle, au même moment que les tractations, des agents de la Sécurité d’État ont interrompu pour interpeller des responsables des deux tendances. Face à la situation, la délégation de la Syntade a décidé de reporter le renouvèlement de ladite section à une date ultérieure qui fera l’objet d’une communication.
Pour certains délégués, la tension est orchestrée à un autre niveau pour empêcher la reconduction de Ali Ousmane DAOU.
« Cette situation de confusion est créée par une poignée de personnes. Mais, on ne laissera pas prendre en otage notre syndicat. On veut sa reconduction en guise de reconnaissance pour tout ce qu’il a fait en faveur des travailleurs des impôts. Aujourd’hui, sans conteste, il est chouchou des agents. La preuve, il est présentement en France pour des raisons sociales, mais une mobilisation grandiose pour sa réélection », a déclaré un délégué.
Par SIKOU BAH