Le comité syndical du SYLTMIM de Tabakoto a organisé ce lundi 12 janvier 2026, une assemblée générale sur le site de la société minière de SEMICO consacré à la situation des arriérés de salaires.

A l’initiative du Syndicat libre des travailleurs des mines et industrie du Mali (SYLTMIM), cette rencontre a été une occasion pour le comité syndical de faire le point des démarches entreprises en vue de débloquer la situation.
A l’arête depuis le 17 septembre 2025 et a repris le 16 décembre 2025.
Au cours de cette assemblée générale, le secrétaire général du Comité syndical du SYLTMIM, Checkna Hamalla KONATE dit ’’Oser’’, dénoncer le non-respect des engagements de Mme Angela LIST, responsable de la SEMICO Sa sur la situation salariale des travailleurs.
Il ressort de son propos que depuis le mois de septembre 2025, des travailleurs de la société SEMICO n’ont plus perçus leur salaire. Sollicitée par le Comité syndical, la direction a évoqué la crise de carburant comme étant la principale raison de ces retards de salaires.
Pour Oser, la crise de carburant ne peut pas justifier à elle seule cette violation du droit des travailleurs pendant que des sociétés évoluant dans le même secteur arrivent à payer les salaires de ces agents.
Pour lui, ces retards de salaires constituent une violation de l’article 103 du code du travail qui stipule que l’agent doit recevoir son salaire au plus tard 8 jours après la fin du mois suivant.
« Les salaires sont logés à la banque Atlantique ou Citibank (Sénégal). Nous avons constaté qu’à la fin du mois, les agents n’ont pas accès à leur salaire alors que la direction évoque des irrégularités administratives au niveau de la banque », a expliqué Checkna Hamalla KONATE, secrétaire administratif de la section syndicale du SYLTMIM.
A date du 12 janvier 2025, certains travailleurs, a-t-il fait savoir, n’ont pas encore touché leurs salaires du mois de septembre 2025.

En plus des salaires, les primes de rendement et les évaluations n’ont pas été payées aux travailleurs depuis 2024. Par ailleurs, il en est de même pour l’AMO dont les services sont suspendus depuis plus de 4 ans.

« Suite à une rencontre avec la direction de l’INPS, nous avons constaté que nos cotisations ne sont pas reversées », a-t-il relevé.

Dans l’affaire SEMICO SA, la responsabilité de l’État malien est clairement engagée.
Face à une injustice aussi flagrante, on en vient légitimement à douter de l’existence réelle de l’État de droit au Mali, tant l’inaction des autorités est choquante.
« Des licenciements abusifs ont été opérés et les employés maintenus en poste ne sont même plus payés régulièrement, dans une indifférence quasi totale des pouvoirs publics », a continué de dénoncer le responsable syndical, estimant que cette situation est inacceptable et révèle un grave manquement à la protection des travailleurs.

ABDOULAYE OUATTARA

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