Les forces armées maliennes ont déjoué une tentative terroriste en saisissant des pickups gonflables, un stratagème ingénieux destiné à tromper la vigilance de nos drones. Cette saisie s’inscrit dans le cadre d’une opération plus large des FAMa, soutenues par leurs alliés de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour contrer les activités des groupes armés terroristes.
L’utilisation de véhicules gonflables comme leurres est une tactique militaire connue, observée dans des conflits comme celui en Ukraine, où des leurres gonflables (chars, véhicules) sont déployés pour tromper la surveillance aérienne ou les frappes de drones. Au Mali, où les FAMa utilisent des drones pour cibler les groupes armés dans le nord (Kidal, Tessalit, Aguelhok), les groupes séparatistes comme le FLA pourraient adopter de tels stratagèmes pour protéger leurs positions ou créer des diversions. Ces pickups gonflables seraient conçus pour imiter des véhicules réels sous surveillance thermique ou visuelle, réduisant ainsi l’efficacité des frappes aériennes. La plausibilité est renforcée par l’évolution des tactiques asymétriques des groupes armés terroristes, qui adaptent leurs stratégies face à la supériorité aérienne des FAMa.
Canaux d’approvisionnement possibles
Les pickups gonflables, bien que non conventionnels, sont des équipements spécialisés qui nécessitent des ressources financières et des réseaux logistiques pour leur acquisition. Les canaux potentiels par lesquels le FLA ou d’autres groupes armés terroristes auraient pu se les procurer pourraient être les suivants :
1. Trafic transfrontalier dans le Sahel : le Sahel est caractérisé par des frontières poreuses, notamment entre le Mali, l’Algérie, le Niger, et la Libye, facilitant le trafic d’armes et de matériel militaire en tous genres. Les pickups gonflables pourraient avoir été acheminés via des réseaux de contrebande opérant dans la région. Ces réseaux, souvent utilisés pour le trafic d’armes, de carburant, ou de drogues, pourraient inclure des intermédiaires dans des pays comme la Libye ou l’Algérie, où les groupes armés ont des contacts historiques.
2. Soutien d’entités étrangères : les autorités de la transition accusent régulièrement des « États étrangers » de sponsoriser les groupes armés terroristes, une affirmation reprise dans un communiqué du 1er juillet 2025 après des attaques au drone kamikaze dans l’ouest du Mali. Les pick-up gonflables pourraient provenir de fournisseurs internationaux, potentiellement via des pays soutenant les mouvements touaregs, comme l’Algérie (parrain et soutien du FLA) ou d’autres acteurs régionaux. L’implication de l’Ukraine est également notable : depuis juin 2024, le FLA bénéficie d’un appui discret de Kiev pour l’acquisition et l’utilisation de drones, ce qui pourrait inclure des technologies ou des tactiques de diversion comme les leurres gonflables.
3. Marché international des équipements militaires : les pickups gonflables sont produits par des entreprises spécialisées, notamment en Russie, en Chine, ou en Europe de l’Est, pour des armées régulières. Les groupes armés pourraient s’approvisionner via des intermédiaires sur le marché noir, utilisant des fonds issus de trafics (or, drogue) ou de financements externes. La Libye, un hub régional pour le trafic d’armes, pourrait être un point de transit probable.
Moyens financiers
Les accusations maliennes pointent vers un sponsoring du terrorisme par des États ou des acteurs non étatiques. L’Ukraine, par exemple, pourrait fournir un soutien technique ou matériel indirect (via des intermédiaires) pour contrer l’influence russe au Mali, tandis que des groupes touaregs pourraient bénéficier de financements de la diaspora ou d’ONG basées dans des pays voisins.
L’acquisition de pick-ups gonflables et de drones kamikazes par le FLA et d’autres groupes terroristes reflète une sophistication croissante de leurs tactiques, rendue possible par des financements et des fournitures externes. Les accusations de sponsoring étranger du terrorisme trouvent un écho dans :
– La complexité logistique : Les pick-ups gonflables et les drones modifiés nécessitent des ressources financières et techniques importantes, difficiles à obtenir sans soutien externe. Les drones kamikazes, par exemple, sont souvent des drones civils (disponibles dans le commerce en Afrique de l’Ouest) modifiés avec des systèmes de largage art
isanaux, ce qui suggère un transfert de savoir-faire, potentiellement via l’Ukraine ou d’autres acteurs.
– La géopolitique régionale : Le soutien de l’Ukraine au FLA, confirmé par des sources, s’inscrit dans une guerre par procuration contre la Russie, alliée stratégique de notre pays. Les pick-ups gonflables pourraient être une extension de ce soutien, visant à protéger les positions du FLA contre les frappes de nos drones.
PAR SIKOU BAH