La nation malienne, depuis maintenant onze ans, est agressée à travers une conspiration internationale de type narcoterrorisme avec ses sponsors, ses acteurs, complices et comparses de l’intérieur comme de l’extérieur. L’aspect le plus connu de cette agression est le terrorisme auquel notre armée nationale et notre peuple paient le plus lourd tribut depuis dix ans.
D’irrédentistes indépendantistes, la rébellion a vite cédé le pas au djihadisme et narcoterrorisme et au terrorisme crapuleux tout court. Car aucun dogme religieux ne commande la destruction des récoltes des paysans ou l’incendie des camions d’approvisionnement des localités. Aucune âme sensible à la justice et à l’équité ne trouve normal que le Mali soit à l’index pour raison de situation inconstitutionnelle et qu’on déballe le tapis rouge pour le Tchad qui vit aussi une transition née d’une prise de pouvoir anticonstitutionnelle. Comment comprendre l’acharnement des médias occidentaux contre nos autorités qui continuent de les pestiférer en taxant de «putschistes», ou de « junte», notre chef de l’État, «chef de la junte malienne» alors que le président tchadien est désigné par un «Monsieur le président… ». Quand est-ce que nous allons nous comprendre et nous réveiller ?

La guerre qui nous est livrée ne l’est pas à travers la France seule. Elle est globale ; en cela elle requiert une réponse totale, souveraine, nationale. On ne peut se plaire à dire que nous sommes une vieille nation et faire fi de notre communauté de destin. Parce que la vieille nation à laquelle chacun aime à se référer ne peut se concevoir sans cette communauté de destin d’hommes et de femmes ayant conscience d’être unie par une identité historique, géographique, biologique, culturelle, linguistique ou religieuse. Parce que la nation est aussi un système de valeurs, souvent résumé en une devise et qui repose sur un contrat social implicite entre les membres de la nation.
Qu’est-ce qui nous lie ici sur cette terre et à cette terre ? La conviction d’appartenir à une même nation. Cette nation est un privilège mais aussi une obligation. La défense de la nation est un devoir pour tout citoyen (article 22 de la Constitution). Comment défendons-nous le Mali aujourd’hui ?
Faute de prendre les armes et d’aller au front comme les FAMa, on peut être «debout sur remparts» et être un soldat efficace dans la guerre informationnelle livrée à notre pays par des pays de l’occident et une partie de leurs médias.
Pour défendre notre pays, notre nation que nous aimons tous, face à l’ennemi nous avons l’obligation d’harmoniser nos éléments de langage. Qu’ils appellent nos dirigeants «junte», et que nous-mêmes pour des rancœurs personnelles, les appelons «junte»… nous balisons la voie de la victoire de l’ennemi.

SIKOU BAH

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