Depuis son passage au Conseil de Sécurité de l’ONU le 27 janvier 2023, Mme Haidara Amina DICKO fait l’objet de persécution verbale sur les réseaux et autres canaux de communication, dans le but de l’incriminer pour avoir dénoncé certaines irrégularités qui minent la sécurisation du Nord et du centre du Mali. En plus de cette vindicte populaire, son domicile aurait été l’objet d’une décente policière dans le but de l’amener manu militari devant qui de droit. A cette allure, il faut craindre le déni justice.

« Les partenaires militaires russes aux côtés de l’armée malienne sont impliqués dans des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire », voilà en substance les remarques faites par celle qui est la cible de toutes les injures et menaces et d’exclusion.
Après le Conseil National de la Société Civile du Mali indiquant que la personne concernée n’est associée ni de près ni de loin a elle, la FORSAT civile et le Mouvement Pour la Défense des Intérêts de la République du Mali (MOUDIRE) dénoncent pour leur part, des allégations qu’il qualifie de mensongères, voire, à caractère « Xénophobe » contre le Mali.
Le gouvernement malien n’est pas resté en marge de la condamnation des propos tenus par la jeune dame à la tribune des Nations unies.
Le chef de la diplomatie malienne a non seulement réfuté toutes ces allégations qui accusent le gouvernement malien et ses partenaires, mais aussi mis en statut de la jeune en tant que de la société civile malienne.
En clair, le Ministre DIOP a accusé Mme HAIDARA de diffamation à l’encontre du gouvernement malien et de ses partenaires.
Bien que les injures sur les réseaux sociaux soient proscrites par la loi de la cybercriminalité, les injures à traves à l’encontre de Mme Amina DICKO, aucune juridiction n’a daigné mettre en grade des activistes pro transition qui profèrent des injures et accuse la jeune dame de ‘’traite payée’’ par la communauté pour déstabiliser son propre pays.
Mais hélas, nous assistons à la méthode de deux poids, deux mesures.
Pire, ces accusations donc fondées, nul ne peut faire échapper la dame HAIDARA à la justice malienne, comme le dit la constitution malienne, nul n’est au-dessus de la loi.
Si les maliens sont sujet de droit, le gouvernement aussi est le garant de droit de tous les citoyens maliens.
Cette descente musclée des hommes en tenue chez elle, des injures et autres actions visant à piétiner ses droits, créent une psychose chez toute personne éprise de droit, puisque que depuis cette réunion, Mme HAIDARA n’est plus libre de mouvements.
Nous craignons finalement un déni de justice, puisque toutes les procédures valables, selon la loi en vigueur de notre pays, sont présentes pour la mettre devant une juridiction compétente qui saura la juger, dans le plus grand respect des droits de l’homme et dans la dignité totale.
Signalons que le Mali est signataire des plusieurs chartes et convention internationale de protection des droit de l’homme.
Et l’article premier de la constitution malienne dispose que la personne humaine est inviolable. En tout état de cause, la jeune dame ne doit pas être persécutée pour ses idées, liberté d’expression oblige.

PAR CHRISTELLE KONE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *