Un nouvel afflux de réfugiés burkinabè a été enregistré dans la ville de Koro, dans la région de Bandiagara, a annoncé le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) dans un communiqué publié le 29 mai 2026. L’organisation onusienne dit constater « avec une vive préoccupation » l’arrivée de ces populations dans cette localité située à environ 36 kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso.

Selon le HCR, les arrivées ont commencé le mardi 26 mai. Les réfugiés proviennent de plusieurs villages frontaliers de la région de la Boucle du Mouhoun, dans la commune de Toéni, province du Sourou. Parmi les localités citées figurent notamment Kwarémenguel, Sané, Sangha, Sia, Gana, Goulo et Sôrô.
Les nouveaux arrivants sont composés en majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées. D’après le communiqué, ils ont parcouru « des dizaines de kilomètres à pied ou à moto avant d’atteindre Koro ». Le HCR souligne qu’ils sont arrivés « épuisés et dans une grande précarité », après avoir abandonné leurs biens, et qu’ils ont désormais besoin « d’une assistance immédiate ».
Face à cette situation, le HCR indique avoir réagi rapidement en coordination avec la Commission Nationale Chargée des Réfugiés (CNCR) du Mali, les autorités locales et ses partenaires humanitaires. L’organisation précise avoir « immédiatement dépêché des équipes sur le terrain ».
Ces équipes procèdent actuellement au profilage des nouveaux arrivants afin de déterminer leur effectif exact, d’évaluer leurs besoins et d’identifier les personnes nécessitant une prise en charge particulière. Selon le HCR, cette démarche vise à mettre en place « une réponse adéquate à leur situation ».
L’agence des Nations unies rappelle également que la ville de Koro accueille déjà une importante population réfugiée. Elle souligne que « la capacité d’accueil de Koro est déjà fortement sollicitée » et que la ville abrite « l’une des plus fortes concentrations de réfugiés au Mali, avec des dizaines de milliers de personnes déjà présentes ».
Le HCR estime que les infrastructures locales sont désormais saturées et que les ressources humanitaires disponibles demeurent insuffisantes pour répondre à l’augmentation des besoins. Cette situation est aggravée, selon l’organisation, par « une crise budgétaire sans précédent qui affecte l’ensemble du système humanitaire ».
Face à l’évolution de la situation, le HCR lance « un appel urgent aux donateurs pour mobiliser des ressources financières supplémentaires ». L’agence onusienne juge qu’« une réponse immédiate et coordonnée est indispensable » afin d’assurer aux réfugiés une protection et une assistance vitales.
Les besoins prioritaires identifiés concernent notamment les abris d’urgence, l’approvisionnement en vivres, l’accès à l’eau potable, la distribution d’articles d’hygiène ainsi que le soutien psychosocial aux personnes les plus vulnérables.

PAR SIKOU BAH

 

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