L’ouverture des travaux de la 2ème session ordinaire de l’Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (APDP) s’est tenue ce lundi 4 août 2025 dans ses locaux. Placée sous la présidence du Mamoudou Samassekou, président de l’APDP, cette session qui réunit les commissaires et cadres de la structure traitera plus de 1000 dossiers durant dix jours.
Ladite session intervient, selon le président de Mamadou SAMASSEKOU, dans un contexte marqué par la poursuite des actions stratégiques de l’APDP en faveur d’une meilleure gouvernance des données personnelles au Mali.
Elle se distingue, notamment, par l’examen d’un volume exceptionnel de dossiers, avec plus de mille (1 000) requêtes et procédures inscrites à l’ordre du jour.
Ces dossiers comprennent notamment, des demandes d’autorisation, de déclarations normales et de régularisation de systèmes de vidéosurveillance.
Aussi, des auditions de responsables de traitement contre lesquels des procédures contentieuses sont engagées, sur la base de manquements présumés aux obligations légales, seront également conduites.
En plus de cela, des propositions de mise en demeure contre une centaine de structures n’ayant pas répondu à l’invitation à la régularisation de leurs traitements de données personnelles, seront également traitées.
Cette session est aussi l’occasion pour les acteurs de rappeler les enjeux liés à la protection des données à caractère personnel dans un contexte numérique où les données personnelles sont devenues le miroir de nos vies.
« Chaque jour, nous laissons derrière nous des traces avec des informations qui dessinent notre identité numérique. Ce ne sont pas de simples données, mais notre vie tout court. », a affirmé Pr Mamoudou SAMASSEKOU.
Selon lui, les données personnelles ne sont jamais anodines. Elles ont plutôt de la valeur, car elles constituent des éléments essentiels de notre personnalité.
Le président de l’APDP a ensuite fait savoir qu’avec la numérisation, les individus sont de plus en plus exposés ; tout en étant traçable et analysable.
« Ainsi, la frontière entre confort numérique et intrusion devient plus fine. » a-t-il expliqué.
Au regard de ces réalités, Pr Mamoudou SAMASSEKOU a déclaré que la protection des données à caractère personnel reste un enjeu majeur.
Pour le président SAMASSEKOU, il ne s’agit pas simplement d’un sujet technique ou juridique, mais du droit de préserver l’intimité, la dignité et l’avenir de chaque individu.
Enfin, le président SAMASSEKOU a souligné que cette 2è session s’inscrit également dans le cadre de la continuité des efforts de l’APDP pour garantir, à l’échelle nationale, le respect des droits et libertés des citoyens, dans un environnement numérique en constante évolution.
PAR AMINA SISSOKO