Le président de la transition, Assimi GOÏTA, effectuera une visite officielle en Fédération de Russie du 22 au 26 juin 2025. Cette mission de haut niveau, la deuxième du genre depuis sa prise de fonctions, marque un tournoi important dans le repositionnement géopolitique du Mali sur la scène internationale. Il convient de souligner qu’à ce jour, la Russie demeure le seul pays hors du continent africain que le chef de la transition a choisi de visiter.
Le président de la transition, Assimi GOÏTA, sera accompagné, notamment, par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Sadio CAMARA. Cette visite intervient dans un contexte de redéfinition des alliances, alors que notre pays poursuit son processus de reconquête de sa souveraineté militaire et politique, en rupture avec certains partenariats traditionnels.
Naturellement, au cœur des échanges vont figurer le renforcement de la coopération militaire et sécuritaire alors que les militaires de Africa corps sont déployés sur notre territoire, mais aussi l’élargissement du partenariat aux domaines de l’énergie, des infrastructures et du développement socio-économique. Déjà, dans ces domaines, le Mali et la Russie ont déjà des accords en vue de renforcer leur alliance tout en augmentant les échanges commerciaux qui demeurent faibles.
Ce déplacement diplomatique revêt une importance capitale pour nos autorités de la transition, qui voient en Moscou un allié stratégique et un partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi dans le soutien au développement endogène du pays. Il s’inscrit également dans une dynamique régionale, alors que plusieurs États sahéliens réorientent leur politique étrangère en faveur d’un partenariat multipolaire, fondé sur la souveraineté, la réciprocité et la solidarité.
Avec cette nouvelle visite, Bamako entend consolider ses acquis diplomatiques et sécuritaires, tout en affirmant plus résolument sa place dans l’échiquier international. Le dialogue entre le président GOÏTA et son homologue russe Vladimir POUTINE pourrait ouvrir une nouvelle séquence dans les relations bilatérales, désormais érigées au rang de partenariat stratégique renforcé.
PAR SIKOU BAH