L’occasion de la journée internationale de l’enfant, la Coalition malienne pour la défense des droits de l’enfant (COMADE) a tenu une conférence de presse, ce mardi 16 juin 2026, à la Maison de la presse, pour divulguer les recommandations du Comité des droits de l’enfant de Genève formulées à l’endroit de notre pays.
Au total, 134 recommandations ont été formulées à l’endroit de notre pays et concernent 14 départements ministériels. Les conférenciers étaient entre autres ; Nouhoum KONE, représentant de la COMADE ; Sangaré Aminata Diakité, représentante de l’UNICEF, et Idrissa Emmanuel CAMARA, représentant du Parlement des enfants.
A l’entame de son propos, Nouhoum KONE s’est d’abord réjoui de la ratification par notre pays de la Convention internationale des droits de l’enfant, dans les années 1990.
Dans son article 44, rappelle-t-il, celle-ci exige que les pays signataires qui ont ratifié la convention puissent soumettre des rapports périodiques.
Puisque depuis 2012, selon Nouhoum KONE, avec la crise, le Mali n’avait pas pu soumettre de rapports. Mais, la COMADE, une coalition de plus de 108 organisations et associations, s’est mobilisée volontairement pour accompagner le Mali afin de produire son rapport complémentaire à celui du Mali qui avait été soumis en 2020.
Grâce à l’appui de l’UNICEF, selon Nouhoum KONE, la COMADE a pu participer en ligne à cette rencontre où le Mali était attendu pour la présentation de ses rapports.
Aux dires de Nouhoum KONE, les recommandations formulées à l’endroit du Mali par le Comité s’élèvent à 134 points. Par ailleurs, le représentant de la COMADE a expliqué que 14 ministères sont concernés par ces recommandations.
« Nous ne voulons pas aujourd’hui que ces recommandations soient restées de simples documents techniques, mais qu’elles deviennent dynamiques et vivantes auprès des communautés », a-t-il souhaité.
Dans ses explications, le représentant de la COMADE a fait savoir qu’en regardant le document, on se rend compte qu’une a été formulée à l’endroit du commissariat à la sécurité alimentaire. Quant au ministère de l’Agriculture, deux recommandations ont été formulées à son endroit. Ensuite, deux recommandations concernent le ministère de la Coopération et des Affaires étrangères.
A cela s’ajoute le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation avec six recommandations.
Parmi les départements concernés figurent également celui chargé de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avec cinq recommandations.
Il y a aussi huit recommandations adressées au ministère de l’Économie et des Finances.
Quant au ministère de l’Éducation nationale, il y a sept recommandations.
Par ailleurs, 29 recommandations concernent le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux. Quant au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, il y a 36 recommandations. Ensuite, 22 recommandations ont été formulées à l’endroit du ministère de la Santé et du Développement social.
Pour le ministère du Travail et de la Fonction publique et du Dialogue social, il y a sept recommandations formulées à son endroit ; etc.
Quant au représentant du Parlement des enfants, Idrissa Emmanuel CAMARA, il a soutenu que les recommandations toucheraient au cœur même de leur avenir.
Après l’examen du rapport de notre pays à Genève en mai 2024, selon lui, le Comité des droits de l’enfant a formulé ces 134 recommandations à l’endroit du Mali, intégrant les engagements importants pour éliminer toute forme de violence à l’encontre des enfants.
Selon le représentant du parlement des enfants, ces décisions de Genève parlent de leur protection, de leur éducation et de leur bien-être.
« Tant que ces recommandations resteront écrites sur des papiers, sans être connues dans nos communautés, nos réalités ne changeront pas. Pour que ces textes se transforment en actions concrètes dans les familles, les écoles, les villages du Mali, l’appropriation par tout le monde est une urgence absolue », a suggéré Idrissa Emmanuel CAMARA.
Enfin, il a déclaré que le Parlement des Enfants reste entièrement mobilisé en synergie avec l’État, la COMADE et l’UNICEF pour porter ce plaidoyer.
PAR SABA BALLO