Le secrétaire général de l’Amical des anciens militants et sympathisants de l’union des élèves et étudiants du Mali (AMS-UNEEM), El Hadj Seydou Patrice Pakono DEMBÉLÉ a, dans un entretien accordé à notre Rédaction, salué ce lundi 15 juin 2026, la décision d’immatriculation des engins à deux et trois roues, dans notre pays. Toutefois, l’ancien leaders estudiantins appelle à une baisse des tarifs afin que le citoyen lambda puisse réellement payer ces frais, compte tenu de la situation économique du pays.
Avant tout propos, El Hadj Dembélé de l’AMS-UNEEM a rendu hommage aux victimes des attaques du 25 avril 2026 dont le général Sadio CAMARA.
Ainsi, il a salué la décision d’interdiction des motos de gros cylindres dans les grandes villes, et d’immatriculation des engins à deux ou trois roues. Car, selon le secrétaire général de l’AMS-UNEEM, les autorités de la transition sont venues pour sauver les Maliens et pour sauver le Mali.
Dans son propos, il a fait savoir que les motos à grosses cylindrées ont des enjeux sécuritaires géopolitiques en raison du fait qu’ils contribuent beaucoup à la mobilité des terroristes sur notre territoire. M. DEMBÉLÉ a indiqué que l’interdire aux usagers de se pavaner dans les forêts classées avec ces engins cités peut garantir la sécurité. Illustrant son propos, El hadj Seydou Patrice a expliqué que les gens qui attaquent les cars, les bus et les voitures personnelles au Mali viennent généralement à moto. Il a avoué que ces ennemis de la paix tentent de créer une espèce de psychose de la peur dans la tête des populations pour asphyxier notre économie.
Raison pour laquelle, explique-t-il, les plus hautes autorités ont pris cette mesure-là pour interdire les engins. Pour lui, c’est une très bonne chose.
Il a révélé que le pays, dans la sous-région, regorge le plus grand nombre de motos de tout genre. Aujourd’hui, selon El Hadji Seydou, il nous a été signifié que dans un certain pays, une usine est spécialement dédiée à la fabrique des grosses cylindrées pour les terroristes en Afrique.
« Fabriquées à l’extérieur, injectées en Afrique et vendues ou données aux terroristes. Je le dis et je le répète, le complot est international et ils utiliseront tous les canaux pour nous mettre à mal », a-t-il dénoncé, reconnaissant que cette décision permet d’identifier les propriétaires des motos.
Le secrétaire général de l’AMS-UNEEM a déclaré que c’est une stratégie pour contrecarrer leurs projets machiavéliques avant d’affirmer qu’il est parfaitement d’accord à l’immatriculation des engins à deux ou trois roues.
Abondant dans le même sens que le Forum des organisations de la Société Civile, El Hadj Seydou a fait savoir qu’il y a lieu d’amoindrir un peu la charge de cette immatriculation.
« Je suggère leur proposition pour que vraiment le citoyen lambda puisse réellement payer les frais d’immatriculation qu’on demande. C’est tout à fait logique, et je suis d’accord avec eux. Nous demandons aux ministres du Commerce, des Transports, et au Premier ministre de voir à la baisse les éventuels frais », a proposé le secrétaire général de l’AMS-UNEEM.
Par ailleurs, El Hadj Seydou Patrice P. DEMBELE a soutenu qu’il faudrait qu’on sache désormais que telle moto est passée par telle filière pour arriver au Mali et que ça appartient à telle personne.
Aux dires de M. DEMBÉLÉ, le Trésor a aussi besoin de renflouer les caisses. Parce que, indique-t-il, tout ce qu’ils sont en train de faire, sont financés par le budget national. « Pas besoin d’aide de qui que ce soit. Il n’y a pas de subvention », a-t-il tranché.
Pourtant bien avant la Transition, affirme-t-il, l’État consommait 1300 milliards par an. Et sur les 1300 milliards, il y avait à peu près 700 milliards qui étaient des dons de l’extérieur. Pour terminer, El Hadj Seydou Patrice DEMBELE a signalé que l’application de cette décision est une question de mentalité.
« Jadis, on travaillait avec nos vélos, nos charrettes… Moi, j’ai fait 45 kilomètres à pied pour aller faire le DEF à notre temps. Et je suis sorti major de ma promotion, hein. Donc, c’est une question de mentalité. Et il faut rééduquer nos jeunes et arrêter les facilités.
PAR SABA BALLO