Afin d’obtenir un soutien sécuritaire, les personnes âgées du cercle de Macina se sont adressées, hier mardi, aux autorités de la transition. A quelques encablures de la nouvelle campagne agricole, cet appel pressant vise à attirer l’attention des autorités sur la situation sécuritaire volatile dans le cercle afin de leur permettre de pouvoir mener, en toute tranquillité, leurs activités agricoles. Pour ce faire, elles réclament notamment le déploiement des forces de défense et de sécurité dans la localité.

Pour la énième fois, les habitants de la zone de l’Inter-Fleuve de Ké-Macina ont décrié l’insécurité grandissante et persistante qui les empêche d’avoir accès à leurs champs. C’était à travers une vidéo postée le mardi 27 mai 2025 sur les réseaux sociaux.
Pour avoir gain de cause, Sékou BOIRE, frère du chef de village a fait savoir qu’ils sont plus de 7 villages à se rendre à Bamako pour alerter les autorités sur cette situation qui devient de plus en plus préoccupante.
Indique-t-il qu’on les rassure à chaque fois ; mais malheureusement, rien n’a été fait jusqu’à présent.
Dès lors, Sékou BOIRE a expliqué que les villageois ont arrêté de cultiver depuis plus de 2 ans.
« Là où je vous parle, je vous assure qu’on a rien ! » a-t-il signalé; « nous ne demandons ni argent ni de vivres mais qu’on soit sécurisé » a ainsi revendiqué le porte-parole des habitants de l’inter fleuve du cercle.
À cet effet, il a déploré l’enlèvement de Amadou Nionzon Coulibaly, chef du groupe Donso et une dizaine de combattants Donsos par les terroristes dans leur localité.
Pourtant, témoigne-t-il que c’est bien lui et ses alliés qui assurent leur sécurité.
N’ayant plus d’issue, ils exigent, cette fois-ci, qu’on leur envoie des forces de défense et de sécurité pour compléter les Donsos qui leur reste, afin de garantir leur sécurité.
« Je crois qu’on a été trahi par les autorités, car étant des vieillards de plus 70 ans ; nous ne saurons nous défendre contre ces bandits » a soutenu le vieillard.
Pour soutenir les Donsos visiblement dépassés par les événements, indiquent-ils que c’est leurs enfants et petits-enfants qui quittent leurs habitations à Markala pour venir leur défendre.
Toutefois, ni les Donsos ni les autres défenseurs ne sont reconnus comme des combattants.
Par ailleurs, le vieux BOIRE a signalé que la plupart d’entre eux possèdent des armes à feu (de fabrication artisanale) ; cependant, très peu savent s’en servir.
C’est pourquoi, ils demandent aux autorités de tout faire pour les secourir.
En plus de la zone de l’inter fleuve, les habitants de l’arrondissement de Souleye (Macina) ont aussi lancé le 25 Mai 2025 un cri de cœur auprès des plus hautes autorités de la Transition. Ils réclament également la sécurisation des lieux.
PAR AMINA SISSOKO

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