L’opération ‘’Sounkalo Solidarité’’ consistant à atténuer la souffrance des populations face aux difficultés financières et énergétiques durant le mois de ramadan a été lancée ce mardi 12 mars au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il est attendu de cette opération de soutenir de milliers de personnes nécessiteuses de plusieurs régions et du District de Bamako.
L’événement était présidé par le ministre de la Santé et du développement social, Mme Assa Badiallo TOURÉ et le ministre des Affaires religieuses, du culte, Dr Mahamadou KONE.
Le point presse animé par le Directeur national du développement social, Ibrahima Abba SANGARE, a enregistré également la présence des responsables des départements, des leaders religieux ainsi que des responsables d’organisation de la société civile.
Donnant le ton de la rencontre, le ministre Mahamadou KONE a indiqué que l’opération ‘’Sounkalo Solidarité’’ 2024 vise à promouvoir la solidarité prônée par le président de la transition, Assimi GOITA.
Selon lui, cette initiative est la conjugaison d’efforts des membres du gouvernement en vue de concrétiser la solidarité et l’entraide entre les Maliens dans un contexte difficile.
De plus, il s’agit de prouver que la solidarité a toujours été « le cheval de bataille » pour notre pays, a ajouté le ministre des Affaires religieuses.
Le directeur national du développement social, le conférencier principal, a rappelé que l’objectif de ‘’Sounkalo Solidarité’’ 2024 est de soulager les populations en mettant à leur disposition des aires de repos éclairées dans les zones sensibles de Bamako et dans les régions, mais aussi de procéder à des distributions de kits de coupure du jeûne et des vivres secs.
Une réponse, selon lui, des autorités du pays face à la « forte chaleur, mais aussi la grave crise énergétique » qui secoue le pays depuis plusieurs mois.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette opération, il a affirmé que des lieux avaient été retenus à Bamako et dans des régions du pays. Il s’agit des mosquées (813), des lieux de prières collectives (64), des terrains (18) et des sites des déplacés internes (17), a indiqué le conférencier, précisant que ces lieux seraient dotés d’équipement électrique en lampadaires solaires.
Au total, a-t-il dévoilé, 7000 lampadaires y seront installés.
Également, chaque jour sur ces sites, il sera organisé des ruptures collectives de jeûne avec l’approvisionnement et la distribution de 180 000 kits composés d’eau fraîche, de dattes, de boissons chaudes, boissons fraîches, des plats chauds, fruits, etc.
« Les mosquées et les sites ont été identifiés grâce à la collaboration entre la commission d’organisation et les religieux, le ministère des Sports et de la jeunesse, entre autres », a rassuré le directeur national du développement social.
En outre, il est envisagé de distribuer 150 000 tonnes de vivres (riz, mil, sucre, huile, etc..) aux personnes vulnérables, déplacés, démunies, veuves et orphelins, civils et militaires. Ces personnes, a fait savoir M. SANGARE, ont été identifiées auprès des services du développement social et des gouverneurs.
« Il y aura également une distribution de bœufs aux personnes démunies pour leur permettre de bien célébrer la fête de Ramadan. En somme, 25 000 bœufs seront distribués sur les différents sites retenus », a ajouté le conférencier.
Par ailleurs, les populations les plus démunies des 6 communes urbaines du District de Bamako, non concernées par les distributions gratuites, bénéficieront d’un meilleur accès alimentaire à un tarif adapté à leur bourse.
« Cette phase expérimentale couvrira 600 ménages, soit 100 ménages par commune. Le kit est composé de : 50 kg de céréales ; 5 litres d’huiles ; 5 kg de sucre. 5 kg de lait. Le bénéficiaire ne paye que 50% du prix total. Le restant étant pris en charge par le commissariat à la sécurité alimentaire », a expliqué M. SANGARE.
Autre action de cette opération de solidarité, la remise de kits fête Ramadan destinés à 1000 enfants en situation difficile et de familles pauvres. Ils recevront chacun des vêtements et des chaussures.
Les familles des militaires tués pour la défense de la patrie ne sont pas restées en marge de cette initiative.
PAR SIKOU BAH