Le Chef du gouvernement, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, a présidé, hier jeudi 18 janvier 2024, la clôture des activités commémoratives de la 2e édition de la journée nationale de la souveraineté retrouvée, à Sikasso. Présent lors de cette cérémonie, le ministre de la Refondation de l’État, le Pr Ibrahim Ikassa MAÏGA, a déclaré que ’’les épreuves imposées au Peuple malien en 2020, 2021 et 2022 par la communauté internationale étaient plus dures que celles des indépendances’’.

Outre le Premier ministre, cette cérémonie a enregistré la présence du ministre de la Refondation de l’État, le Pr Ibrahim Ikassa MAIGA ; du ministre des Affaires religieuses et du culture, le Dr Mamadou KONÉ ; du ministre délégué auprès du Premier ministre, Fatoumata Sékou DICKO ; de Madame le gouverneur de la région de Sikasso, Mme KANTÉ Marie Claire DEMBÉLÉ ; des autorités et légitimités traditionnelles de la troisième région.
Dans son propos, le ministre Ibrahim Ikassa MAIGA a tenu à remercier le Kénédougou pour son soutien à la Transition. « Les événements qui ont conduit au renversement du régime défunt ont débuté ici », a-il déclaré.
Selon lui, l’objectif de cette Journée nationale de la souveraineté retrouvée est de défendre la patrie et les valeurs républicaines du Mali.
Il s’agit, dit-il, de maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience, face aux défis de tous genres, dans le souci de la préservation de la souveraineté nationale, de l’appropriation de la souveraineté par les citoyens et l’affirmation des aspirations légitimes du peuple malien.
Pour rappel, au regard du refus des autorités de la Transition de Bamako de proposer un calendrier clair et net à la CEDEAO pour le retour à l’ordre constitutionnel normal, les dirigeants de l’organisation sous régionale et ceux de l’UEMOA avaient imposé des sanctions économiques et commerciales au Mali en janvier 2022.
Le 14 janvier 2022, à la demande des autorités de la Transition, les Maliens sont descendus dans les rues pour dénoncer ces sanctions prises par les deux organisations sous-régionales et apporter leur soutien aux dirigeants de la Transition.
« Nous savons que désormais, ce sont les Maliens qui vont décider pour le Mali. Cette vision a été adoptée lors des Assises de décembre 2021. C’est ainsi que nous avons vu une mobilisation de la communauté internationale contre le Mali et ses dirigeants, notamment la CEDEAO et l’UEMOA », à fait savoir Ibrahim Ikassa MAIGA.
Le 9 janvier 2022, ces deux organisations sous régionales ont décidé, lors d’un sommet tenu à Accra, d’imposer l’embargo au Mali.
« On voulait nous obliger à organiser de mauvaises élections qui vont aboutir à la désignation d’un Président mal élu et nous maintenir dans la dépendance. Le peuple malien s’est levé pour dire non », a dénoncé le ministre Ibrahim Ikassa.
Il ressort de son propos que le 14 janvier, plus de 4 millions de maliens se sont mobilisés à travers l’ensemble du territoire national et au niveau de la diaspora pour défendre le Mali et ses autorités de la transition suite aux sanctions illégales, illégitimes et inhumaines imposées par les CEDEAO et l’UEMAO.
Si Modibo KEITA, en proclamant l’indépendance, a fait face au colon français et ses alliés africains, le ministre Ibrahim Ikassa MAIGA soutient que le Mali a fait face aux organisations internationales comme Barkhane, Takuba, G5-Sahel et la MINUSMA au cours de ces trois dernières années.
« On avait perdu notre indépendance chèrement acquise en 1960, mais les épreuves imposées au Peuple malien en 2020, 2021 et 2022 par la communauté internationale étaient dure que celles des indépendances. Pourtant, nous avons relevé ce défis », a-t-il dit, avant de remercier le peuple malien pour sa résilience.
Pendant les 10 ans de présence des forces internationales au nord de notre pays, nos ressources naturelles ont été pillées, a-t-il confié.
Ainsi, précise le ministre MAIGA, la célébration de cette journée vise à rappeler ce combat épique mené par le Peuple malien contre les diktats de la communauté internationale.
« Nous devons prendre conscience que nos ennemis ne dorment pas. Il faut rester vigilant pour ne pas se laisser surprendre. Nous sommes descendants des grands guerriers et des grands empires, nous devons nous battre pour que les futures générations soient fières de nous », a-t-il conseillé.
Selon lui, le Mali Kura est en train de se construire sur la base des recommandations issues des Assises nationales.
Pour Fatoumata Sékou DICKO, ministre délégué auprès du Premier ministre, il y a deux éléments constitutifs qui sont : l’existence d’un peuple et d’un territoire. Or, dit-elle, il se trouve que ces dernières années, le Mali avait perdu le contrôle d’une grande partie de son territoire.
« Il a fallu que le Président Assimi GOITA, le Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA et son gouvernement, ainsi que l’ensemble du peuple Malien se mobilisent ensemble pour la reconquête de l’intégrité territoriale du Mali», a-t-elle remercié avant d’ajouter que cette reconquête a abouti à la libération de Ber, de Tessalit, de Kidal par les Forces armées maliennes (FAMa).
Pour sa part, le ministre des Affaires religieuses et du culte, le Dr Mamadou KONÉ, a fait savoir que la souveraineté veut dire que le Mali revienne aux Maliens.
Pour le Dr Choguel K. MAIGA, le Mali avait complètement partie sa souveraineté, et que c’est le 14 novembre 2023 qu’il a eu la consécration de l’Unité du Mali avec la prise de Kidal. Il a affirmé avec fierté que les militaires maliens ont restauré aux Maliens leur honneur et leur dignité.
« L’armée, c’est la colonne vertébrale d’une nation. C’est comme une personne. Tous les dirigeants qui négligent l’armée sont des ennemis cachés du pays parce qu’ils vont l’affaiblir. Une armée forte permet de sécuriser tout le monde », a-t-il dit.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

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