La Conseillère technique du ministère de la santé et du développement social, COULIBALY Youma SALL, a présidé, ce mercredi 1er mars 2023, les travaux de la deuxième réunion du Comité national de pilotage des soins essentiels dans la communauté (SEC), à l’hôtel Salam. C’était en présence des responsables du secteur de la santé ; des partenaires techniques et financiers ainsi que les participants.
L’objectif spécifique de cette rencontre est de présenter l’état d’avancement de la mise en œuvre du Plan Stratégique national SEC 2021-2025 ; de partager le décret portant création du comité national de pilotage signé ; de présenter et valider le plan de communication intégré 2023-2025 du plan stratégique national des SEC…

A l’ouverture des travaux, COULIBALY Youma SALL a expliqué que cette première rencontre au titre de l’année 2023 offrait l’opportunité de passer en revue des documents clés relatifs aux soins essentiels dans la communauté. Parmi ces documents, elle a cité le plan de communication, le plan de suivi-évaluation, le cadre de recevabilité ou la digitalisation. La présidence de séance a soutenu que ces éléments étaient des piliers essentiels de leur intervention.
Madame COULIBALY Youma SALL a rappelé qu’en 2021, les agents de santé communautaire avaient pris en charge 309 980 cas de paludisme, 52 114 cas de Diarrhée, 100 307 cas de pneumonie, 32012 cas de malnutrition aigüe modérée et sévère sans complication 18792 ( selon le rapport de la revue nationale SEC de 2021).
Elle a informé que ces cas représentaient environ 21,1% ; 19,8 % ; 13,8% et 14,2% des pathologies traitées dans les aires de santé. Malgré ces réalisations, selon la représentante du ministre de la Santé, la stratégie SEC continue de faire face à des défis et des contraintes, notamment en ce qui concerne la coordination.
La Conseillère technique a martelé qu’il était impératif que le Comité national de pilotage veille à une meilleure coordination de toutes les interventions en matière des SEC.
Toutefois, Madame COULIBALY Youma SALL a témoigné que son département avait constaté que les efforts en faveur des SEC pouvaient souvent être fragmentés, ce qui pourrait entrainer un gaspillage de ressources et une inefficacité global. Raison pour laquelle, indique-t-elle, le ministère de la santé a voulu renforcer ses mécanismes de gouvernance, en mettant en place des organes de coordination efficaces pour rassembler toutes les parties prenantes impliquées dans les SEC.
La représentante du ministre de la Santé a soutenu que cela leur permettrait de travailler ensemble de manière plus efficace et de garantir qu’ils maximisent l’impact de leurs interventions et réduire les disparités en termes d’accès aux soins de santé dans notre pays.
Elle a rappelé que le rôle du comité national consistait à donner des orientations pour l’élaboration des documents normatifs ; de valider tous les documents SEC ; d’assurer le suivi de la coordination et de la mise en œuvre des activités SEC ; d’assurer la mobilisation des ressources à travers des activités de plaidoyer auprès des décideurs et des Partenaires techniques et financiers.
Au nom des partenaires techniques et financiers, Rashidi AMBOKO Augustin s’est réjoui que ce Comité de pilotage était l’un des mécanismes les plus importants pour concevoir et donner des directives à différentes stratégies qu’on pourrait mettre en place au niveau communautaire.
Selon lui, le Comité national de pilotage assure aussi de la mise en œuvre de son évaluation et de produire à travers d’autres mécanismes de données probantes pour montrer effectivement que la communauté peut travailler pour la communauté.
Enfin, il a promis que les partenaires techniques et financiers ne ménageaient aucun effort pour continuer à soutenir, à contribuer et à accompagner notre pays pour l’atteinte des différents objectifs.

Par SABA BALLO

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