Dans le cadre de la mise en œuvre du projet sous régional intitulé ‘’ Renforcement de capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal’’, une soixantaine de personnes composée des transformateurs agroalimentaires et des usiniers ont suivi une formation du 29 au 31 décembre 2025 sur les bonnes pratiques d’hygiène, de conditionnement, et de transformation des produits alimentaires.

Financé par le Grand-Duché de Luxembourg à hauteur de plus d’un milliard de francs CFA, le projet est exécuté par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans les pays cités afin de donner à la population des produits sains. Ce projet sous-régional qui concerne le Mali, le Burkina Faso et le Sénégal.

Cette formation visait, selon les incitateurs, à sensibiliser et à former les agro-industriels (les petites et moyennes entreprises ainsi que les industriels) sur les bonnes pratiques d’hygiène de transformation des productions des aliments.

La cérémonie de clôture était présidée par Dr ARBY Aminata DIALLO, chargée de recherche à la DNSSA. Celle-ci avait à ses côtés, Dr Abdoulaye Aziz KOSSIBO, spécialiste de la coordination technique des projets de sécurité sanitaire des aliments et de nutrition à la FAO-Mali ; ainsi que des participants.

À l’occasion, Dr ARBY Aminata DIALLO soutient que cette formation permettrait aux transformateurs agro-industriels de renforcer leurs expertises pour que le produit transformé soit de qualité. Elle a avancé que les constats prouveraient que les bonnes pratiques d’hygiène ne sont pas encore maitrisées par des transformateurs.

« Nous voulons des produits certifiés. Pour que le produit soit certifié, il faut que les bonnes pratiques d’hygiène soient assimilées par l’ensemble des transformateurs. Quand il n’y a pas d’hygiène, le consommateur final aura un problème de santé. Pour que le Mali soit compétitif sur le marché international, il faut que le produit soit de bonne qualité », a déclaré Dr ARBY.

La chargée de recherche de la DNSSA résume ces bonnes pratiques notamment à : l’environnement, au personnel formé sur l’hygiène, au matériel de travail et de qualité.

Quant au Dr Abdoulaye Aziz KOSSIBO, il a expliqué que la FAO s’est beaucoup intéressée à la problématique des aliments de la rue au Mali, ainsi que dans d’autres pays, pour que la population puisse « avoir une alimentation saine et hygiénique sans aucun danger ».

Ainsi, le représentant de la FAO a indiqué que cette formation serait le résultat d’un diagnostic de la situation de l’alimentation de la rue où les plats principaux du Mali ont fait l’objet d’un questionnement. Il a révélé que les défis ont été recensés en collaboration avec les autorités nationales, afin d’améliorer les conditions d’hygiène des aliments de la rue.

Au nom des participants, Mme COULIBALY Mariam KEITA, non moins représentante de l’Association régionale des transformateurs de riz, s’est réjouie de l’initiative avant de signaler que les transformateurs de produits alimentaires avaient fort besoin de ce renforcement de capacité pour avoir une alimentation saine. Elle a reconnu que les bonnes pratiques sont liées à l’hygiène, au conditionnement des produits, et à la transformation des aliments mis à la disposition de la population.

PAR SABA BALLO

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