La première édition de la Coupe de la Fraternité-Badingna, dédiée aux catégories U17 garçons et filles, a livré son verdict le 28 mai 2026 au stade Kalakoto de Kakoulou. Organisée dans un esprit de cohésion sociale et de promotion du football à la base, la compétition s’est achevée en présence des autorités communales et traditionnelles de Kolombiné, Hawa Dembaya, Logo, Diamou et Liberté, ainsi que du parrain du tournoi, Mamady Kanté, et de nombreux invités.
Au terme des deux finales disputées dans une ambiance festive et fraternelle, les garçons de Kounda et les filles de Diamou se sont adjugé les trophées de cette première édition.
Cette journée restera longtemps gravée dans les mémoires des populations des différentes communes participantes. Bien plus qu’une simple compétition sportive, la finale de la Coupe de la Fraternité-Badingna a été un véritable moment de communion entre les communautés.
Les chants des supporters, les encouragements des familles et l’enthousiasme des jeunes athlètes ont donné une dimension particulière à cette journée où le football a pleinement joué son rôle de facteur d’unité et de rapprochement entre les populations.
La finale féminine a opposé les U17 de Diamou à celles de Lontou Bangassi. Les deux équipes ont offert une rencontre engagée et équilibrée devant un public conquis.
La différence s’est faite en seconde période grâce à la talentueuse numéro 10 de Diamou. Sur un coup franc parfaitement exécuté, elle a trouvé le chemin des filets, inscrivant ainsi l’unique but de la rencontre. Malgré les tentatives de réaction de Lontou Bangassi, les joueuses de Diamou ont fait preuve de discipline et de solidarité pour préserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.
Grâce à cette victoire (1-0), Diamou décroche le titre de championne U17 filles de la Coupe de la Fraternité-Badingna.
La finale masculine a ensuite mis aux prises Diamou et Kounda dans une confrontation très attendue.
Dès l’entame de la rencontre, les deux équipes ont affiché leurs ambitions. Le match, disputé sur un rythme soutenu, a offert de nombreuses phases de jeu de qualité. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucune formation n’est parvenue à trouver la faille durant la première période, qui s’est achevée sur un score vierge.
Au retour des vestiaires, l’intensité est restée la même. Alors que le public se préparait à une fin de match indécise, Kounda a obtenu un penalty à dix minutes du terme. Une opportunité que les futurs champions ont su convertir avec sang-froid.
Solides défensivement et réalistes dans les moments décisifs, ils se sont imposés sur la plus petite des marges et ont remporté le trophée de champion U17 garçons.
Malgré la défaite, les joueurs de Diamou ont quitté le terrain avec les honneurs après une prestation courageuse et engagée.
Au-delà des performances collectives, cette première édition a également permis de mettre en lumière plusieurs talents individuels.
Chez les garçons, Kounda, équipe championne, a vu l’un de ses joueurs désigné meilleur joueur du tournoi tandis que son encadrement a reçu le prix du meilleur entraîneur. Le vice-champion Diamou a, quant à lui, obtenu les distinctions de meilleur buteur et de meilleur gardien.
Dans la catégorie féminine, Diamou a également été récompensée avec les trophées de meilleure joueuse et de meilleur entraîneur. Lontou Bangassi a remporté le prix de meilleure buteuse de la compétition.
L’équipe de Maloum, classée meilleure troisième, s’est distinguée grâce à sa gardienne, sacrée meilleure gardienne du tournoi. Le meilleur arbitre de la compétition a également été honoré.
L’un des moments les plus marquants de cette finale est intervenu lors d’une cérémonie de reconnaissance dédiée au parrain du tournoi, Mamady Kanté.
À cette occasion, Gaoussou Mangara, jeune ressortissant de Logo Sabouciré, lui a remis un tableau réalisé à son effigie. À travers cette œuvre, la jeunesse des communes participantes a tenu à exprimer sa gratitude pour son engagement en faveur du développement du sport et de l’épanouissement des jeunes.
Visiblement ému, Mamady Kanté a accueilli ce geste avec beaucoup de reconnaissance. Ce cadeau symbolique témoigne des liens étroits tissés entre le parrain et la jeunesse locale.
PAR MODIBO KONÉ