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L’ONU face à ses vieux démons: Guterres exige des progrès urgents contre le racisme et les inégalité

Les Nations unies doivent intensifier leurs efforts. C’est le message fort lancé, ce mercredi 28 octobre 2026, par le secrétaire général de l’organisation, António Guterres. Malgré plusieurs initiatives engagées ces dernières années pour moderniser l’institution,

Les Nations unies doivent intensifier leurs efforts. C’est le message fort lancé, ce mercredi 28 octobre 2026, par le secrétaire général de l’organisation, António Guterres. Malgré plusieurs initiatives engagées ces dernières années pour moderniser l’institution, le chef de l’ONU estime que les progrès réalisés en matière de lutte contre le racisme et les inégalités entre les sexes restent largement insuffisants.

Le constat dressé par le Secrétariat repose sur des données alarmantes. Une enquête interne menée auprès du personnel en 2020 révélait qu’un employé sur trois déclarait avoir personnellement subi des discriminations raciales au sein de l’organisation.

Face à cette situation, l’ONU a tenté de réagir en déployant de nouvelles formations et des mesures spécifiques destinées à promouvoir l’égalité et à endiguer les comportements discriminatoires.

Mais pour António Guterres, la culture institutionnelle doit encore profondément évoluer. Si l’organisation internationale se félicite d’avoir atteint la parité au sein de ses postes de direction, le secrétaire général a tenu à nuancer ce succès. Selon lui, cette égalité numérique ne garantit pas automatiquement une répartition équitable du pouvoir sur le terrain.

« Les femmes doivent pouvoir accéder aux responsabilités et travailler sans subir de violences ni de harcèlement », a martelé António Guterres devant ses équipes, insistant sur la nécessité d’un environnement de travail réellement sûr et inclusif.

Ces ambitions d’ouverture et d’équité se heurtent toutefois à une réalité budgétaire préoccupante. Le secrétaire général a fait part de ses vives inquiétudes quant à l’impact direct d’une crise financière imminente sur les avancées sociales de l’institution.

Dans le cadre de son initiative de réforme globale baptisée ONU80, le Secrétariat de l’ONU prévoit en effet une réduction de 21% de ses effectifs pour l’année 2026. Une cure d’austérité drastique qui fait craindre un recul des acquis en matière de diversité et d’égalité.

Pour éviter que cette restructuration ne fragilise les populations les plus vulnérables en interne, António Guterres a lancé un appel pressant : préserver les acquis sociaux et garantir des processus de recrutement et de promotion rigoureusement transparents, dénués de tout préjugé.

Par Abdoulaye OUATTARA

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