Bamako, Mali
À proposNotre ligne éditorialeContact

Projet de budget primitif 2027: la CIV table sur 8,8 milliards de FCFA

La mairie de la Commune IV du district de Bamako a organisé, le mardi 27 octobre 2026, un débat public consacré à son projet de budget primitif 2027. Évalué à 8,8 milliards de FCFA, ce

La mairie de la Commune IV du district de Bamako a organisé, le mardi 27 octobre 2026, un débat public consacré à son projet de budget primitif 2027. Évalué à 8,8 milliards de FCFA, ce budget met l’accent sur la mobilisation des ressources financières et la réalisation de projets au profit des populations. Les participants ont notamment plaidé pour une meilleure prise en compte des besoins en matière d’éducation, de sport et d’activités génératrices de revenus pour les femmes.

La rencontre était présidée par Mamoutou TOURE, Agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie ; en présence du coordinateur des chefs de quartier de la Commune IV et du représentant du sous-préfet du 4ᵉ arrondissement du district de Bamako, Abdoul Sanogo.

Dans ses propos introductifs, l’Agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie a rappelé que plusieurs rencontres avaient eu lieu sur le budget primitif 2027. Selon lui, dans l’élaboration du projet de budget l’accent a été mis sur la mobilisation des recettes sans quoi il n’y aura pas de dépenses. Il a appelé les populations à s’acquitter de leurs devoirs et à faire des propositions de projets pour le bonheur des populations.

Le représentant du sous-préfet du 4ᵉ arrondissement, Abdoul Sanogo, a salué l’initiative de la mairie, particulièrement la participation des populations aux échanges. Il a apprécié les contributions des participants, qui ont profité de cette tribune pour exprimer leurs préoccupations et formuler des doléances relatives au développement de leur commune.

Dans sa présentation technique, Fonfa Sanogo du service financier de la mairie a détaillé les différentes rubriques composant les recettes et les dépenses de fonctionnement, tout en mettant en lumière les mécanismes envisagés pour assurer la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des activités communales.

S’agissant des recettes de fonctionnement, les prévisions portent notamment sur les produits issus de la vente de biens et de services, les recettes fiscales et non fiscales, les dotations, les transferts, les subventions ainsi que les produits financiers et assimilés. L’ensemble de ces ressources est évalué à 8,2 milliards de FCFA.

Du côté des dépenses de fonctionnement, plusieurs postes sont prévus, notamment les achats de biens, les acquisitions de services, les subventions de fonctionnement, les transferts, les charges exceptionnelles, les dépenses de personnel, les frais financiers, les impôts et taxes ainsi que les autres charges de fonctionnement. Les dépenses prévisionnelles de cette section sont également arrêtées à 8,2 milliards de FCFA.

En ce qui concerne la section d’investissement, les recettes prévisionnelles s’élèvent à 600 millions de FCFA. 

Selon Fonfa Sanogo, elles proviendraient notamment du solde excédentaire de la section d’investissement reporté, des dotations, des subventions, des dons et legs, ainsi que des emprunts et dettes à court, moyen et long terme et des ressources assimilées.

La présentation des dépenses d’investissement a été assurée par l’agent financier Adama Diarra. Il a évoqué les différentes charges prévues dans cette rubrique, notamment les dépenses imprévues d’investissement, les immobilisations incorporelles, les acquisitions, les constructions et grosses réparations d’immeubles, ainsi que l’acquisition et la réparation du matériel et du mobilier. 

Le montant total des dépenses d’investissement est également fixé à 600 millions de FCFA.

À travers ces prévisions, la mairie entend soutenir plusieurs initiatives dans différents domaines, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations et de contribuer au développement local. 

Le projet prévoit également des mesures destinées à renforcer la mobilisation des recettes communales, considérée comme un levier essentiel pour financer les actions programmées.

Les échanges qui ont suivi la présentation du document ont été marqués par des appréciations positives des participants, qui ont salué la qualité du travail présenté ainsi que l’engagement des travailleurs de la mairie.

Toutefois, les intervenants ont saisi l’occasion pour rappeler aux responsables municipaux l’importance d’accorder une attention particulière à certains secteurs jugés prioritaires. Parmi les préoccupations exprimées figurent notamment l’éducation, le sport et le soutien aux activités génératrices de revenus (AGR) destinées aux femmes.

Face à ces préoccupations, les responsables de la mairie ont assuré avoir pris note des différentes doléances formulées au cours des débats. Les agents de la mairie ont insisté sur la nécessité, pour les citoyens, de s’acquitter régulièrement de la Taxe de développement régional et local (TDRL), ainsi que des autres taxes et impôts dus à la collectivité.

Pour les responsables municipaux, le paiement de ces contributions constitue une condition essentielle à la mobilisation des ressources nécessaires au financement des projets et à la réalisation des engagements pris envers les populations.

PAR MODIBO KONÉ

Facebook
X
LinkedIn
WhatsApp
Email

Recevez l’actualité en continu

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque matin l’essentiel de l’actualité.

Articles en relation

À explorer

NOS RUBRIQUESNord-Mali : les enjeux et les perspectivesVoir les articles →

À lire également

Voir plus →

ET SI KIDAL M’ETAIT CONTEE?

C’était l’année scolaire 1954-1955 ; j’étais en classe de 5e au Collège Moderne de Diré. Cette année-là, nous avions réussi notre pièce de théâtre et

Lire la suite »