En marge du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique qui s’est ouvert dans la capitale russe, le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, s’est entretenu ce mardi 27 octobre 2026 avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. Au cœur de cette rencontre bilatérale d’une heure : la détérioration du climat sécuritaire au Sahel, la souveraineté des États et la nécessité d’une réponse africaine concertée.
Alors que le continent fait face à des défis sécuritaires d’une ampleur inédite, les deux dirigeants ont profité de ce rendez-vous moscovite pour accorder leurs violons.
Au cours de leurs discussions, le chef de l’État malien et le président congolais ont fermement soutenu que la stabilité de l’Afrique ne pourra s’obtenir par des postures d’isolement, mais repose impérativement sur la coopération et le dialogue entre pays voisins.
Pour Denis Sassou Nguesso, figure d’expérience de la scène politique africaine, cet échange s’inscrit dans la continuité des efforts de médiation et de concertation interafricaine.
Prenant la parole lors de cette audience, le général d’armée Assimi Goïta a tenu à réaffirmer les trois piliers fondateurs de la diplomatie malienne : Le respect de la souveraineté de l’État ; Le respect des choix stratégiques du peuple ; La défense exclusive des intérêts nationaux.
Ces principes, que le Mali érige désormais en préalable à tout partenariat bilatéral ou international, visent à redéfinir les termes des alliances sécuritaires et économiques sur le continent.
Cet entretien s’insère dans un agenda diplomatique particulièrement dense pour le chef de l’État malien à Moscou. À travers ces échanges de haut niveau, Bamako cherche à consolider ses alliances régionales et à promouvoir une vision multilatérale où les pays africains demeurent les principaux acteurs de leur propre sécurité.
Par Abdoulaye OUATTARA







